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Gênes : les déplacés, une priorité

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Gênes : les déplacés, une priorité

Gênes : les déplacés, une priorité
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REUTERS/Stefano Rellandini
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Sous les décombres du pont autoroutier de Gênes, il pourrait y avoir encore dix ou vingt personnes disparues. Les chances de retrouver des survivants s'amenuisent mais les sauveteurs ne renoncent pas.

La catastrophe qui a causé mardi la mort de 38 personnes a déclenché une controverse politique. Le gouvernement italien accuse la société privée gestionnaire du viaduc. Mais pour les responsables locaux, l'heure n'est pas à la polémique. La priorité affichée : les Génois.

« Pointer du doigt les uns ou les autres, cela nous fait perdre du temps pour faire ce qui est nécessaire en priorité : faire le deuil des disparus, aider les personnes blessées, reconstruire notre ville », souligne Giovanni Toti, le président de la Ligurie. « Ceux qui ont commis des erreurs devront payer pour tout cela, jusqu'au dernier centime. Mais ce n'est pas aux politiciens de jouer aux juges. Tout comme ce n'est pas aux juges de reconstruire le pont. »

Plus de 600 Génois qui vivent sous le pont ont été évacués. Ils ont été relogés dans des hôtels, chez des amis ou chez des anonymes qui ont spontanément proposé de les héberger. Mais les autorités sont claires : ce qui reste du viaduc sera démoli, comme les immeubles situés en-dessous.

« Lundi nous aurons déjà 40 appartements disponibles. Nous avons établi un plan pour 350 logements donc nous sommes confiants », explique Marco Bucci, le maire de Gênes. « Dans les prochains mois, je dirais d'ici la fin du mois d'octobre, tout le monde sera installé dans de nouveaux appartements. »

Demain l'Italie observera une journée de deuil national. Une cérémonie solennelle de funérailles aura lieu dans la matinée à Gênes.