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Le Festival de Deauville honore Morgan Freeman, monstre sacré du cinéma américain

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Le Festival de Deauville honore Morgan Freeman, monstre sacré du cinéma américain

Le Festival de Deauville honore Morgan Freeman, monstre sacré du cinéma américain
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Chaque année, en septembre, Deauville célèbre le meilleur du cinéma américain. Et pour la 44ème édition de son festival, c'est Morgan Freeman qui était à l'honneur.

Il a inauguré sa cabine sur les Planches avant de recevoir un prix pour sa filmographie impressionnante : une centaine de films en 50 ans de carrière.

L'expérience de Morgan Freeman...

Oscarisé en 2005 pour son rôle dans "Million Dollar Baby" de Clint Eastwood, l'acteur de 81 ans a partagé avec euronews, ses conseils pour réussir sur grand écran.

"On essaie toujours de vous mettre dans une boîte," souligne Morgan Freeman, "on vous dit : "Tu es doué pour ça, je t'ai vu joué, tu es bien là-dedans ; donc là, j'ai un autre film pour toi ; alors fais-le !" Dans ce cas, répondez : "Merci, ça, je l'ai déjà fait, j'ai besoin de quelque chose de différent". Et alors ce sera à vous de prouver que vous pouvez faire quelque chose de différent," insiste-t-il.

Et la jeunesse de Jim Cummings

Mais le festival, c'est aussi un palmarès. Le Grand Prix du Jury a été attribué cette année à "Thunder Road" dans lequel un policier au comportement étrange a du mal à gérer ses émotions, particulièrement quand son ex-femme menace de lui retirer la garde de leur fille. Le film a été écrit, joué et réalisé par Jim Cummings.

"L'avenir du cinéma, c'est des gens comme moi," assure le réalisateur. "Aujourd'hui, la technologie vous permet de réaliser un film avec vos amis dans votre jardin et si vous vous concentrez sur des choses intéressantes : la performance, l'histoire, la réalisation, c'est démocratique : tout le monde peut faire des films !" lance-t-il avec enthousiasme.

Présidente du jury, l'actrice française Sandrine Kiberlain a elle aussi été emportée par ce film. "Assister à la naissance d’un artiste comme ça, avec une telle liberté, un tel propos, parce qu'il défend des propos très forts, avec un tel humour, c'est tellement insolite !" s'enthousiasme-t-elle avant d'ajouter : "Il tient son film du début à la fin, il nous emmène dedans : c'est digne de Nanni Moretti, Woody Allen... On a même évoqué Charlot pendant les délibérations !"

Le tumulte de la jeunesse...

Le Prix de la Révélation a lui été décerné à "We the animals". Ce premier film de Jeremiah Zagar suit trois garçons confrontés aux relations toxiques entre leurs parents. L'un d'eux fait l'apprentissage de sa différence.

Justin Torres, auteur du livre dont ce film s'inspire, a participé à l'écriture du long-métrage, en passant par le casting, le tournage et le montage.

"C'est un film très lyrique, très poétique, qui fonctionne par chapitre comme un livre : c'est agité, fragmenté et très atypique, je crois," estime Justin Torres.

Et le poids de l'histoire

Film de clôture du Festival, "Opération finale" de Chris Weitz retrace la capture du criminel de guerre nazi Adolf Eichmann, incarné par Ben Kingsley qui pour se préparer, a rencontré des survivants de l'Holocauste.

"Ce que j'ai appris sur ces années terribles d'extermination entre 1933 et 1945, ce n'est pas par le biais d'un discours idéologique biaisé," fait remarquer l'acteur britannique, "mais par la bouche des victimes pour lesquelles j'ai ressenti de l'amour et un profond respect," conclut-il.

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