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Almaty mise sur l'international pour son premier Festival du Film

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Almaty mise sur l'international pour son premier Festival du Film

Almaty mise sur l'international pour son premier Festival du Film
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C'est sa première édition, mais déjà, il ne manque pas de glamour. Le Festival international du film d'Almaty au Kazakhstan qui se tient sur quelques jours en ce mois de septembre a pour but de mettre en avant les coproductions internationales et de souligner que cette région est liée à l'industrie du cinéma depuis la Seconde guerre mondiale quand les studios soviétiques ont quitté Moscou pour venir s'installer sur place.

Film d'ouverture de l'événement : "Ayka" du réalisateur russe né au Kazakhstan Sergey Dvortsevoy. On y suit une jeune Kirghize sans papier à Moscou qui abandonne son bébé et tente de trouver du travail. La Kazakh Samal Yeslyamova a remporté pour ce rôle, le prix d'interprétation féminine lors du dernier festival de Cannes.

"Mon film correspond tout-à-fait à ce festival parce qu'il s'agit d'une coproduction avec de nombreux pays impliqués : l'Allemagne, la Pologne, la Chine, la Russie, le Kazakhstan également et ce festival est comme ça aussi," fait remarquer le réalisateur Sergey Dvortsevoy. "Je veux aussi contribuer à atteindre cet objectif d'attirer des tournages, de développer le secteur du cinéma ici," affirme-t-il.

"Créer des contacts plus personnels"

Parmi les membres du jury, l'actrice Nastassja Kinski et le producteur français Pierre Spengler, connu pour avoir produit le premier "Superman" et plusieurs films sur les mousquetaires. "Les festivals de taille un peu moins internationale que Cannes ou Berlin, etc. ont l'avantage de créer des contacts beaucoup plus personnels et pas mal de choses se développent," estime Pierre Spengler. "Cela crée justement des coproductions et le festival d'Almaty a vocation à montrer des coproductions, je pense que c'est très intéressant," ajoute-t-il.

Ernar Kurmashev, directeur général du Festival, renchérit : "On est très intéressés par la coproduction parce que nous représentons un tout petit marché dans le secteur du cinéma et si on tourne dans le cadre d'une coproduction avec d'autres pays, alors on pourra se placer sur ces autres marchés. Entre la Russie et la Chine, il y a un marché immense," insiste-t-il.

"Une histoire très forte, universelle et compréhensible par tous"

Son nom est associé au "Roi Lion", à "Stuart Little" ou à "M. Peabody et Sherman". Leur réalisateur a participé à l'un des ateliers organisés par le festival. Rob Minkoff qui a aussi travaillé sur des films classiques nous explique ce qui les différencie fondamentalement de l'animation.

"Dans l'animation, on travaille avec les artistes les uns après les autres," dit-il, "tandis que dans le cas de films tournés en direct, on coordonne l'ensemble du groupe, comme un chef d'orchestre. Dans l'animation, c'est presque comme si on travaillait avec un soliste à la fois," souligne-t-il.

Que doit avoir un projet de film pour attirer un maximum de coproducteurs internationaux ? La réponse d'Akan Satayev, président du festival et réalisateur lui-même. "Ce qui est fondamental," indique-t-il, "c'est que le film ait déjà une histoire très forte, mais elle doit aussi être universelle, internationale et compréhensible par tous à travers le monde."

Film de clôture du festival : "Businessmen" du même Akan Satayev. Dans les années 90 lors de la crise économique traversée par le Kazakhstan, trois amis sont prêts à tout sacrifier pour se faire de l'argent. Une trame potentiellement universelle.

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