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Indonésie : le bilan du séisme suivi d'un tsunami monte à plus de 1200 morts

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Indonésie : le bilan du séisme suivi d'un tsunami monte à plus de 1200 morts

Indonésie : le bilan du séisme suivi d'un tsunami monte à plus de 1200 morts
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Le bilan du séisme suivi d'un tsunami qui a frappé l'île indonésienne des Célèbes vendredi est passé à au moins 1234 morts, contre 844 lors d'un précédent bilan, a annoncé mardi l'agence de gestion des catastrophes.

Quatre jours après la catastrophe, les survivants tentent de récupérer ce qu'ils peuvent parmi les décombres. Près de 200 000 personnes auraient besoin de recevoir une aide humanitaire d'urgence selon le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (UNOCHA). Mais la coupure des routes complique un peu plus le travail des secouristes.

"Cinq de mes proches sont toujours portés disparus. J'ai besoin que le gouvernement m'aide à les retrouver", explique Muzair, un habitant du village de Petob.

A Poboya, dans les collines surplombant Palu, les volontaires ont commencé à enterrer les victimes dans une vaste fosse commune, d'une capacité pouvant aller jusqu'à 1300 corps. Les camions transportant les dépouilles enveloppées dans des sacs orange, jaune et noir font la navette jusqu'au site. Les corps sont déposés jusqu'à la fosse et ensevelis par des pelleteuses.

La Croix-Rouge a annoncé mardi avoir fait une découverte macabre dans une église du centre des Célèbes balayée par une coulée de boue : "Trente-quatre corps au total ont été retrouvés", a déclaré à l'AFP Aulia Arriani, une porte-parole.

Les morts pris au piège dans les décombres des bâtiments dévastés par le séisme de magnitude 7,5, sont également un motif d'inquiétude pour les autorités. Dans le climat équatorial chaud et humide qui prévaut en Indonésie, la décomposition est accélérée et fournit un terrain propice aux maladies.

De leur côté, les survivants doivent parer au plus urgent. Et braver la faim et la soif : les vivres et l'eau potable sont rares. Les hôpitaux sont submergés par le nombre de blessés. "Il n'y a plus d'électricité, plus de signal de communication, ni de gaz... Tout le monde est obligé de faire la queue surtout pour l'approvisionnement en nourriture qui est très limité", souligne Ito Kutra, originaire de Palu.

Pour faire face à l'urgence, le président Joko Widodo a accepté l'aide internationale.

L'Indonésie, situé sur la ceinture de feu du Pacifique où l'activité sismique est forte, a de nouveau connu ce mardi une série de nouvelles secousses mais à des centaines de kilomètres de Palu.

Avec agence