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Le Cameroun et la question du conflit avec les régions anglophones

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Le Cameroun et la question du conflit avec les régions anglophones

Le Cameroun et la question du conflit avec les régions anglophones
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REUTERS/Zohra Bensemra
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La gestion de la crise anglophone devrait être au cœur des préoccupations du prochain président camerounais.

Depuis un an, les tensions issues de l'histoire coloniale ont dégénéré en conflit armé entre la minorité anglophone regroupée dans les deux régions dites du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et le gouvernement situé dans la partie francophone du pays. Les Anglophones représentent environ 20% des 23 millions d'habitants.

En novembre 2016, la ville anglophone de Bamenda (Nord-Ouest) devient l'épicentre d'une contestation de cette minorité dans un pays officiellement bilingue français-anglais. Enseignants, magistrats et avocats protestent contre ce qu'ils appellent la marginalisation des anglophones dans le partage des pouvoirs, des postes et des richesses.

En décembre 2016, des manifestations en zone anglophone, réprimées par la police, se soldent par des premiers morts civils. D'autres suivront lors de protestations, durement réprimées par les forces de l'ordre.

Le 1er octobre 2017, anniversaire de la réunification du pays, les séparatistes anglophones proclament unilatéralement leur "indépendance". Au moins 17 personnes sont tuées.

Fin 2017, une frange radicale et séparatiste de la minorité anglophone prend les armes, s'en prenant aux forces de sécurité et aux symboles de l'administration et procédant à des enlèvements.

En 2018, les combats entre soldats et séparatistes sont devenus quasi quotidiens, faisant 170 morts parmi les forces de sécurité et "au moins 400 civils", selon l'International Crisis Group. Aucun bilan n'est disponible côté séparatiste.

Selon l'Onu, plus de 240 000 personnes ont dû quitter leur domicile dans le Sud-Ouest pour fuir les violences.

Le 7 septembre 2018, des centaines de femmes se sont rassemblées pour une manifestation de colère à Bamenda pour dénoncer les abus commis pendant ces mois de combats et appeler à un dialogue urgent pour la paix.

Avec agences