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Jusqu'à un an de prison ferme requis contre treize ultras du PSG

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Jusqu'à un an de prison ferme requis contre treize ultras du PSG

Jusqu'à un an de prison ferme requis contre treize ultras du PSG
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Le parquet de Troyes (Aube) a requis mardi jusqu'à un an de prison ferme contre treize supporters ultras du PSG, accusés de divers faits de violences lors d'une rixe contre des ultras rémois en 2016.

"Ca me fait penser à +Fight Club+", a démarré le procureur Arnaud Laraize, citant le film de David Fincher, qui se rapproche selon lui de "ces groupes inspirés du hooliganisme qui veulent en découdre, sans raison" au cours d'une rixe "organisée".

Il a requis un an de prison ferme pour deux prévenus et un an avec sursis pour les dix autres, assorti d'une amende de 1.000 euros et d'interdiction de stade pendant trois ans.

Le jugement sera rendu le 6 novembre.

Lancés de parapluies, de chaises, de queues de billard et distribution de coups: une vingtaine d'ultras du Paris SG auraient affronté une soixantaine d'ultras rémois, le 16 avril 2016 vers 18H00 dans un bar de Sainte-Savine, dans la banlieue troyenne.

Mais à la barre, les douze prévenus présents - l'un d'eux était absent et le cas de Romain Mabille, président du CUP (Collectif ultras Paris), a été renvoyé et sera jugé le 27 novembre - ont nié toute implication dans la bagarre.

Ces membres de la K-Soce Team, une des entités du CUP, ont contesté les faits de "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences", "violence aggravée" et "violence commise en réunion" qui leur sont reprochés.

Invités au derby entre l'ESTAC (club de foot de Troyes) et le Stade de Reims par les ultras de Troyes, les Parisiens ont fait le voyage mais, faute de places pour assister au match, se sont éparpillés dans la ville puis ont regagné la capitale, selon leur version commune.

La difficulté à identifier les participants de la rixe et leur degré d'implication, l'absence de témoin direct et la poursuite "des ultras parisiens parce que ce sont des Parisiens" et qu'ils sont "forcément violents" font de ce dossier "une caricature", a plaidé Me Damien Brossier, leur avocat, qui a demandé la relaxe.

Aucune partie du groupe adverse n'a porté plainte, même le supporter ayant eu trente-cinq jours d'ITT à la suite de ses blessures.

Le Paris SG avait acté en octobre 2016 le retour de certains de ses ultras en tribunes, sous l'impulsion du président Nasser Al-Khelaïfi, mais de nouveaux incidents ont eu lieu mercredi 3 octobre en marge du match de Ligue des champions contre l'Etoile Rouge de Belgrade. Le club a sanctionné les fautifs en résiliant une trentaine d'abonnements pour une durée d'un an.

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