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L'hymne israélien entonné pour la première fois aux Emirats

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L'hymne israélien entonné pour la première fois aux Emirats

L'hymne israélien entonné pour la première fois aux Emirats
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La deuxième journée du tournoi du Grand Chelem d'Abou Dhabi a été marquée par un évènement qui ne se limite pas au sport.

Une page d'histoire s'est tournée avec la victoire de l'Israélien Sagi Muki chez les moins de 81 kilos.

Le double champion d'Europe a battu en finale le Belge Matthias Casse sur waza-ari après 9 secondes dans le golden score.

Et si une page d'histoire s'est tournée, c'est parce que c'est la première fois que l'hymne israélien a résonné lors d'une compétition sportive organisée aux Emirats Arabes Unis.

Les Emirats ne reconnaissent pas l'existence de l'Etat hébreu, et les deux pays n'entretiennent aucune relation diplomatique.

Mais la Fédération internationale de judo avait prévenu : le tournoi serait annulé si les Israéliens ne pouvaient s'y aligner avec leur drapeau et leur hymne.

Présente au pied du podium, la ministre israélienne de la culture et des sports Miri Regev n'a pas pu retenir ses larmes.

Sagi Muki : "Je veux remercier Monsieur Vizer (ndlr : le président de la Fédération internationale), Miri Regev et les organisateurs du tournoi d'Abou Dhabi qui nous ont permis de combattre ici avec notre drapeau. Je veux remercier tout le monde pour ça. Je suis très heureux."

Margaux Pinot en or chez les moins de 70 kilos

Cinq combats, les quatre premiers gagnés par ippon et le dernier par waza-ari, la Française Margaux Pinot n'a laissé aucune chance à ses rivales dans la catégorie des moins de 70 kilos.

Au passage, elle a battu pour la deuxième fois ce mois-ci l'Allemande Miriam Butkereit.

Margaux Pinot : "En finale, j'ai retrouvé l'adversaire allemande contre qui j'avais déjà combattu à Glasgow il y a trois semaines. Je suis fière de ma journée et je suis fière de ma médaille."

Dans l'ancienne catégorie de Margaux Pinot, celle des 63 kilos, la finale entre Juul Franssen et Andreja Leski a été interminable.

Il a fallu quatre minutes de temps additionnel et ce tai-otoshi pour waza-ari pour que la Néerlandaise, troisième des derniers Mondiaux, vienne à bout de la Slovène.

A sa onzième participation à un tournoi du Grand Chelem, le Géorgien Lasha Shavdatuashvili est enfin monté sur la plus haute marche du podium.

Celui qui fut champion olympique à Londres en 2012 a battu en finale le Kosovar Akil Gjakova.

Mais l'image qu'on retiendra de ce tournoi, c'est celle d'un Israélien honoré aux Emirats Arabes Unis.

Ou quand le sport permet de dépasser les conflits entre les peuples ou les pays.