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Balkans : la sensible route migratoire vers l'UE

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Balkans : la sensible route migratoire vers l'UE

Balkans : la sensible route migratoire vers l'UE
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Ils sont chargés de surveiller 55 kilomètres de frontière. Des policiers croates ont été positionnés le long de la bordure avec la Bosnie. Depuis 2015, Zagreb a fait le choix de durcir sa gestion des zones frontalières, lorsque les Balkans sont devenus une nouvelle route migratoire vers l’Union européenne.

La frontière, bordée de cours d’eau et de collines verdoyantes, est désormais une source de tensions permanente. Il y a dix jours, forces de l’ordre et migrants se sont opposés, et plusieurs individus ont été blessés.

La police croate de son côté, assure agir contre ceux qui tirent profit de la situation :

"La police aux frontières trouve et arrête quotidiennement des passeurs qui abusent de la vulnérabilité de personnes qui souhaitent franchir illégalement la frontière, et ces gens gagnent beaucoup d'argent grâce à leur trafic", assure Damir Butina, chef de la police aux frontières de Cetingrad, en Croatie.

Depuis le début de l’année, le nombre de migrants clandestins en Croatie a augmenté de 30% par rapport à l’an dernier. Le pays s’est doté d’un système de surveillance nocturne et des drones, pour contrôler les 900 kilomètres qui séparent la Croatie de la Bosnie.

Un enjeu crucial pour Zagreb qui souhaite intégrer l’espace Schengen d’ici 2020.

Hans Von Der Brelie, Euronews :

"L'Union européenne et le gouvernement croate ont investi massivement pour protéger cette frontière extérieure de l'UE, non seulement dans des équipements de haute technologie, mais aussi dans les ressources humaines – comme ces deux policiers derrière moi qui font partie des 6 300 officiers croates chargés de contrôler cette frontière".