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Macron persiste : "Nous devons entendre les protestations sans renoncer"

Macron persiste : "Nous devons entendre les protestations sans renoncer"
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"La fiscalité sur les carburants va s'adapter aux fluctuations des prix" : c'est la seule petite concession que le président français fait aux "gilets jaunes", alors que la colère dans le pays est loin d'être éteinte. Emmanuel Macron a prononcé une allocution ce mardi afin de mieux expliquer la transition écologique attendue, et fixer le cap énergétique des décennies à venir. Il a prévenu d'emblée : "On ne peut pas être le lundi pour l’environnement et le mardi contre l’augmentation des prix du carburant".

"J'ai vu, comme tous les Français, les difficultés que la situation entraîne auprès de ceux qui roulent beaucoup, a-t-il assuré. Ils disent que ce sont toujours les mêmes qui font les efforts et ils ont raison". "Lutter contre "la fin du monde" et lutter "pour la fin du mois", nous allons faire les deux", a-t-il promis. Cependant, le président persiste : "Nous devons entendre les protestations d'alarme sociale sans renoncer".

Le président a tenu également à préciser qu'il ne confondait pas "les casseurs avec des concitoyens qui veulent faire passer un message. J'éprouve de la compréhension pour ces concitoyens mais je ne céderai rien à ceux qui veulent la destruction et le désordre".

14 réacteurs nucléaires fermés d'ici 2035

Emmanuel Macron a expliqué que la France, concernant les prix des carburants et du gaz, avait en quelque sorte les pieds et poings liés, dépendant avant tout du bon vouloir des pays producteurs.

Le gouvernement français entend fermer 14 des réacteurs nucléaires français sur les 58 existants d'ici 2035. Les deux réacteurs de la centrale de Fessenheim, en Alsace, fermeront à l'été 2020, puis 4 à 6 supplémentaires devraient s'arrêter d'ici 2030. Les plus anciens sites nucléaires sont visés : Tricastin (Drôme et Vaucluse), Cruas (Ardèche), Bugey (Ain), Dampierre (Loiret), Blayais (Gironde), Chinon (Indre-et-Loire), Saint-Laurent (Loir-et-Cher), et enfin Gravelines (Nord).

Parallèlement, l'exécutif dit ses ambitions dans les domaines de l'énergie éolienne et de l'énergie solaire :

Les "gilets jaunes" sans aucune illusion

Les "gilets jaunes", dont certains occupent encore le terrain dans plusieurs régions de France, attendaient de toute manière peu de chose d'Emmanuel Macron, ce n'est pas un secret. Ils réclament encore et toujours la suppression des taxes sur le carburant, et plus largement un pouvoir d'achat qui augmente au lieu de baisser sans cesse. D'ailleurs, ils ont beau essayer de se structurer en mettant en place une coordination, le gouvernement les laisse à la porte. Le porte-parole, Benjamin Griveaux, a dit ce mardi qu'ils ne seront pas reçus "en l'état actuel des discussions".

Un peu avant son allocution, le président français, entouré du chef du gouvernement Edouard Philippe et de plusieurs ministres, a présidé au palais de l'Elysée la première réunion d'un Haut Conseil pour le climat. Il est composé de 13 experts, dont Laurence Tubiana, ex-négociatrice pour la France pendant la COP21, Pascal Canfin, le directeur général du Fonds mondial pour la nature (WWF) France, ainsi que des climatologues et des économistes.