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Mer d'Azov : Kiev, entre la crainte et l'espoir

Mer d'Azov : Kiev, entre la crainte et l'espoir
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Le calme semble régner à Kiev une semaine après les incidents en mer d'Azov et le regain de tension entre la Russie et l'Ukraine. Pourtant, l'inquiétude est bien palpable au sein de la population.

Notre correspondant, Damon Embling, est allé à la rencontre de jeunes Ukrainiens qui se disent préoccupés par l'instauration de la loi martiale :

"Lorsque j’entends parler de la loi martiale, cela n'a pas de sens pour moi. Je suis d'abord pour la paix, comme la plupart des citoyens de notre pays. Or, la situation actuelle a un impact négatif, à la fois en Russie et en Ukraine", explique une jeune étudiante ukrainienne.

"L'Ukraine et la Russie ont failli", ajoute Alexandr, son petit-ami. "Nous devons suivre notre propre chemin, voilà ce que j'aimerais dire aux autorités, car nous ne contrôlons pas notre pays, nous sommes gérés par l’Europe, l’Allemagne, les États-Unis. C'est mon opinion."

Damon Embling, Euronews : "Le président Petro Porochenko a dit craindre une invasion russe depuis la mer. Pensez-vous que cela soit réaliste ?"

"Je n'ai pas peur de cela. Jamais les Russes ne nous attaqueront, ils n'en tireront aucun bénéfice. Et nous non plus", répond Alexandr.

L’Ukraine et la Russie s’accusent mutuellement pour ce qu'il s’est passé en mer d'Azov. Vladimir Poutine a accusé les marins ukrainiens d'avoir franchi illégalement la frontière russe, tandis que le président ukrainien, Petro Porochenko, tente, de son côté, de booster sa cote de popularité avant l'élection présidentielle de mars prochain. Pendant ce temps, Porochenko accuse Moscou de violer le droit international et prévient la Russie qu'elle paiera le prix lourd si l'Ukraine est attaquée.

Suite aux incidents en mer d'Azov, le président ukrainien a promulgué la loi martiale. Introduite pour 30 jours, elle ne s'applique pas à Kiev, mais dans dix régions frontalières et côtières du pays. Autre mesure lourde de sens, l'Ukraine a fermé ses frontières aux ressortissants russes âgés entre 16 et 60 ans.

Cette escalade de tensions fait craindre une guerre ouverte entre les deux pays :

"Nous espérons voir davantage de navires de l'OTAN ici dans la mer Noire. Personne ne veut d'une guerre ouverte avec la Russie, y compris l'OTAN. Et bien sur, l'Ukraine ne veut pas non plus être en guerre", explique Taras Berezovets, analyste politique et directeur du think tank "Free Crimea".

Les incidents en mer d'Azov ont rappelé au monde la fragilité d'une région, où le conflit, toujours en cours entre Kiev et les séparatistes po-russes de l'est de l'Ukraine, a fait plus de 10.000 morts en quatre ans.