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Mantes-la-Jolie : 151 jeunes arrêtés

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Mantes-la-Jolie : 151 jeunes arrêtés

Mantes-la-Jolie : 151 jeunes arrêtés
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C’est la vidéo qui suscite l’indignation sur les réseaux sociaux depuis jeudi soir et qui attise la colère des lycéens. On y voit des dizaines de jeunes à genoux, tête baissées, les mains derrière la tête. Leurs sacs sur le dos, ils sont encadrés par des policiers en tenue debout, casqués, armés de matraques et de boucliers. Et l’on peut entendre une voix qui dit: "Voilà une classe qui se tient sage".

Ces images ont été tournées en France, à Mantes-la-Jolie jeudi 6 décembre à la mi-journée. Il s’agit de l’arrestation collective de 151 jeunes suite aux violence commises en marge des blocages de deux Lycées, aux abord de la cité du Val-Fourré.

Ces images ont "extrêmement choqué", les syndicats tandis que les parents d’élèves se demandent : "Comment une République qui met sa jeunesse à genoux peut lui demander de faire preuve de responsabilité" (tweet de la FCPE la fédération de conseils de parents d’élèves ci-dessous)

La gauche, elle, crie au scandale : "Quels que soient les faits reprochés, rien ne justifie cette humiliation de mineurs filmée et commentée.", a réagi le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure. "Messieurs Castaner et Jean-Michel Blanquer il est de votre responsabilité de réagir vite et bien ! le feu couve ne l’attisez pas !"

Le gouvernement a très vite réagi notamment par la voix de son ministre de l’éducation nationale. Jean-Michel Blanquer évoque des "images choquantes" et un climat de "violence exceptionnelle" et il demande qu’on remette les choses dans leur contexte.

C’est ce qui a été fait par le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner dans une déclaration filmée et mise en ligne sur twitter. Le ministre de l’intérieur explique que depuis 3 jours une centaine d’individus encagoulés et armés de bâtons et d’engins incendiaires ont rejoint les lycéens.

Il parle de violences urbaines, d’un pavillon saccagé, d’une personne âgée à qui l’on a volé des bouteilles de gaz et il précise que toute la lumière sera faite sur cette affaire pour connaître notamment l’identité d’une des sources qui a filmé cette scène.

Le défenseur des droits a ouvert une enquête sur cette affaire.

Vendredi, dans plusieurs villes, dont Dijon, des lycéens qui manifestaient ont repris la même pose que ceux de Mantes-la-Jolie, à genoux, les mains derrière la tête... Le préfet de Bourgogne Franche Comté condamne une "provocation tout à fait inappropriée à l'heure où les forces de l'ordre font face à des attaques d'une violence inacceptable".