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Après l'Irak, Donald Trump se rend en Allemagne

Après l'Irak, Donald Trump se rend en Allemagne
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Après une visite surprise mercredi soir auprès des soldats américains stationnés en Irak, Donald et Melania Trump se sont rendus en Allemagne jeudi matin.

Il s'agit de la première visite du président américain auprès de soldats engagés dans une zone de conflit. Face aux militaires en Irak, Donald Trump a justifié sa décision de retirer les troupes américaines de Syrie. "Les États-Unis ne peuvent pas continuer à être le gendarme du monde. C'est injuste quand le fardeau est entièrement sur nous". Avant d'ajouter "j'ai clairement indiqué dès le début que notre mission en Syrie consistait à dépouiller l'Etat islamique de ses bastions militaires. Nous ne construisons pas de nation. Reconstruire la Syrie nécessitera une solution politique. Une solution qui devrait être payée par ses très riches pays voisins, pas par les États-Unis. Laissez-les payer. Et ils le feront. Ils le feront. "

Le voyage tenu secret pour des raisons de sécurité, a été notamment couvert par Sarah Sanders, porte-parole de la maison blanche. "Le Président Trump et la preière Dame se sont envolés pour l'Irak tard le soir de Noël pour rendre visite à nos troupes et à nos commandants militaires afin de les remercier pour leur engagement, leur succès et leur sacrifice, et pour leur souhaiter Joyeux Noël".

Pas de rencontre avec les autorités irakiennes

Donald Trump devait initialement rencontrer le Premier ministre irakien Adel Abdel Mahdi, mais "une divergence de points de vue quant à l'organisation de la rencontre a conduit à la remplacer par une conversation téléphonique", au cours de laquelle les deux hommes ont notamment évoqué le dossier syrien, selon un communiqué du gouvernement irakien. Selon Sarah Sanders, pour des raisons de sécurité les autorités irakiennes n'ont été prévenues que deux heures avant l'heure programmée par les Américains pour la rencontre. Or M. Mahdi était trop loin pour y participer. Ce dernier "a invité le président américain à se rendre à Bagdad" et "M. Trump a également demandé au Premier ministre de venir à Washington", ce que ce dernier a accepté.

La porte-parole de l'exécutif américain a fait savoir dans la soirée que le secrétaire d'État Mike Pompeo devait se rendre à Bagdad le 11 janvier.

Pas de retrait de troupes d'Irak

Répondant à des journalistes pendant sa visite, Donald Trump a assuré qu'il ne prévoyait "pas du tout" de retirer les troupes américaines d'Irak, voyant "au contraire" la possibilité d'utiliser ce pays "comme une base si nous devions intervenir en Syrie".

"Si nous voyons l'EI (groupe Etat islamique) faire quelque chose qui nous déplaît, nous pourrions les frapper si vite et si fort qu'ils ne réaliseraient même pas ce qui leur arrive", a-t-il précisé, sans exclure de "revenir aider" en Syrie "à un moment donné" si les circonstances le nécessitaient.

"Plongé dans le noir"

C'est la première fois depuis son élection en novembre 2016 que Donald Trump, souvent critiqué pour ne pas l'avoir fait plus tôt, va à la rencontre de militaires américains en zone de conflit. Il a reconnu mercredi avoir eu des inquiétudes sur la sécurité de cette visite surprise, estimant qu'il était "assez triste" d'être contraint à autant de confidentialité. "C'est sûr. Quand j'ai entendu tout ce par quoi il faut passer", a répondu le milliardaire lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il avait eu des appréhensions avant ce déplacement. "Pas pour moi-même personnellement. J'avais des inquiétudes pour la Première dame, je peux le dire".

"Si vous aviez vu tout ce que nous avons dû subir, l'avion plongé dans le noir avec tous les hublots fermés et aucune lumière nulle part. Le noir complet", a-t-il ajouté.

Donald Trump a par ailleurs effectué sur le chemin du retour une brève escale à la base aérienne de Ramstein, dans l'ouest de l'Allemagne, où il a rencontré les troupes américaines stationnées sur place.

Le président a aussi annoncé une réduction des troupes en Afghanistan, ce qui a suscité de nombreuses interrogations sur la nouvelle stratégie militaire et la politique étrangère menée par Washington.

Ces décisions ont pris par surprise les alliés des États-Unis car le président tourne ainsi le dos à des décennies de doctrine d'intervention américaine au Moyen-Orient et en Afghanistan.