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Crash du vol Rio-Paris : Air France et Airbus jugés coupables d'homicides involontaires en appel

Une pancarte portant l'inscription "Procès Rio-Paris AF447" est visible à l'extérieur de la salle d'audience du tribunal de Paris, à Paris, le lundi 10 octobre 2022.
Une pancarte portant l'inscription "Procès Rio-Paris AF447" est visible à l'extérieur de la salle d'audience du tribunal de Paris, à Paris, le lundi 10 octobre 2022. Tous droits réservés  AP Photo/Michel Euler
Tous droits réservés AP Photo/Michel Euler
Par Olivier Tolachides
Publié le
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La compagnie aérienne et le constructeur ont été jugés "seuls et entièrement responsables" du crash du vol qui avait fait 228 morts en 2009.

La compagnie aérienne Air France et le constructeur Airbus ont été jugés ce jeudi 21 mai "seuls et entièrement responsables" du crash du vol Rio-Paris qui avait fait 228 morts en 2009.

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La cour d'appel de Paris a suivi les réquisitions du parquet général, alors qu'Air France et Airbus avaient été relaxés en première instance. En tant que personnes morales, la compagnie aérienne et le constructeur sont condamnés à la peine maximale d'amende de 225 000 euros.

Le 1er juin 2009, le vol AF447 reliant la ville brésilienne de Rio de Janeiro à la capitale française Paris s'est abîmé en pleine nuit dans l'Atlantique, quelques heures après son décollage.

Les boîtes noires ont confirmé que le point de départ de l’accident était le givrage des sondes de vitesse Pitot alors que l’avion volait à haute altitude dans la zone météo compliquée du "Pot au noir", près de l’équateur.

Les 216 passagers et les 12 membres d'équipage ont péri dans l'accident. A bord de l'A330, se trouvaient des personnes de 33 nationalités, dont 72 Français et 58 Brésiliens. Il s'agit de l'accident le plus meurtrier de l'aviation française.

En première instance comme en appel, Airbus et Air France se sont défendus de toute responsabilité pénale, pointant notamment des mauvais choix faits par les pilotes dans l'urgence.

L’accusation a reproché à Airbus "la sous-estimation de la gravité des défaillances des sondes Pitot équipant l’avion" ainsi qu'"un défaut d’information des équipages des sociétés exploitantes, qui a empêché les pilotes de réagir comme il le fallait et créé la situation conduisant à l’accident".

Concernant Air France, elle a pointé "un défaut de formation relatif à la procédure à suivre en cas de gel des sondes Pitot et des dysfonctionnements en résultant" et "un défaut d’information des équipages sur la détection du gel" de ces sondes "qui s’imposait pour assurer la sécurité des opérations aériennes".

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