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Bolsonaro investi, le Brésil saute dans l'inconnu

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Il est le nouveau président du Brésil. Jair Bolsonaro, a été investi à Brasilia devant des dizaines de milliers de ses supporters.

Le mythe ("Mito") comme ils l'appellent, a reçu des mains de Michel Temer l'écharpe auriverde. Il devient le premier président d'extrême droite à la tête du pays. Et son discours inaugural donne le ton de son mandat.

"Je suis ici devant la nation en ce jour où le peuple commence à se libérer du socialisme, de l'inversion des valeurs, du gigantisme étatique et du politiquement correct", a-t-il déclaré à la tribune.

Sans surprise, le discours séduit à Washington. Donald Trump, qui n'avait pas fait le déplacement au Brésil, a présenté ses félicitations, sur Twitter. Nous apporterons la prospérité et le progrès sous la protection de dieu lui a répondu Bolsonaro.

Des références religieuses omniprésentes dans le discours de celui qui a été élu avec les voix des évangélistes. Une ferveur très largement partagée par ses supporteurs.

"Dieu protège notre peuple, a pitié de nous, et nous aurons certainement un Brésil différent", s'enflamme une fan du nouveau président.

Inquiétudes pour les minorités

Un Brésil différent mené par un gouvernement reflet des idées très conservatrices de Bolsonaro. Une pasteure évangéliste aux droits de l'Homme, un proche du lobby agro-industriel à l'environnement et Paulo Guedes, économiste ultra libéral aux manettes de l'économie brésilienne.

Dès l’investiture, les manifestations se sont multipliées dans les principales villes du pays. Homophobe, misogyne, nostalgique de la dictature, le profil de Bolsonaro fait craindre la mise au banc des minorités de la société brésilienne.

Autre potentielle victime du nouveau président, les indiens d’Amazonie. L'une de ses premières décisions aura été de transférer le pouvoir de démarcation des territoires indigènes au ministère de l'Agriculture, faisant craindre la disparition de milliers d'hectares de forêt essentiels à la survie de ces peuples autochtones.