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Moscovici : "le nationalisme, c'est la guerre"

Moscovici : "le nationalisme, c'est la guerre"
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Le Commissaire européens aux Affaires économiques Pierre Moscovici a cité l'ancien président français, François Mitterrand, pour évoquer la montée du populisme en Europe, à quatre mois des élections européennes.

Il estime qu'il ne faut "ni sous estimer, ni surestimer la menace populiste. Les populistes vont surement attaquer l'union européenne et le projet européen".

Pour autant, le commissaire concède que les forces populistes eurosceptiques devraient se faire une plus grande place au Parlement européen, sans toutefois réussir à imposer une orientation politique à Bruxelles : "nous voyons qu'il y a une théorie selon laquelle ils peuvent construire quelque chose de totalement nouveau. Les populistes vont échouer car ni leur capacité politique, ni le système de scrutin proportionnel ne leur permettra d'avoir une majorité. Mais ils risquent de progresser, et la majorité dans le prochain parlement risque d'être plus étroite, plus fragmentée. Voilà pourquoi il est important de faire campagne".

Face à la menace populiste et nationaliste, Pierre Moscovici a repris les propos prononcés par François Mitterrand en 1995 face au Parlement européen de Strasbourg. Dans son discours, l'ancien président français alerte des dangers d'une remise en cause de l’œuvre accomplie par les architectes de l'UE, avec cette formule : "le nationalisme, c'est la guerre". Discours ci-dessous (via INA).