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Naufrage du "Grande America" : une association porte plainte

Naufrage du "Grande America" : une association porte plainte
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Des nappes de pétrole continuent de dériver au large des côtes françaises, menacées par une nouvelle marée noire après le naufrage d'un navire de commerce italien, le "Grande America".

Des nappes d'hydrocarbure s'approchent des côtes françaises

Deux grandes nappes d'hydrocarbure se sont formées. Elles se déplacent d'environ 30 kilomètres par jour et pourraient atteindre la semaine prochaine le littoral de la Charente-Maritime et de la Gironde, deux départements placés en pré-alerte.

Plusieurs navires sont déployés sur zones pour combattre cette pollution, redoutée notamment par les marins pêcheurs et les ostréiculteurs.

Parti du port allemand de Hambourg, le "Grande America" se dirigeait vers Casablanca au Maroc, avant d'être victime dimanche d'un incendie à environ 300 kilomètres au large de La Rochelle. Il a fini par sombrer emportant au fond de l'eau des voitures et des centaines de conteneurs, dont certains produits dangereux.

Une "casse automobile au fond de l'eau"

L'armateur Grimaldi n'avait pas encore fourni aux autorités la liste complète des marchandises à bord, qui inquiètent l'association de protection de l'environnement "Robin des Bois", laquelle va porter plainte. Charlotte Nithart est la directrice de l'association :

"Les informations que l'on a, ce dont on est à peu près sûr, c'est qu'il y a environ 2.200 véhicules, c'est à dire des voitures, mais aussi peut-être des remorques, des engins de travaux publics ou autres (...) Malheureusement, c'est une casse automobile qui est au fond de l'eau, et chacun de ces véhicules contient des hydrocarbures, des huiles hydrauliques, des huiles usagées et des pneus. Au moins 10.000 pneus sont au fond de l'eau. Et dans les conteneurs, la préfecture maritime indique qu'il y avait 100 tonnes d'acide chlorhydrique et 70 tonnes d'acide sulfurique. D'autre part, dans les autres conteneurs, qui officiellement ne contiennent pas de matières dangereuses, il est tout à fait probable qu'il y en ait, puisque les chargeurs font des fausses déclarations, parce que ça coûte plus cher de transporter des matières dangereuses que des matières ordinaires."

L'association Robin des Bois estime que jusqu'à 10 % des déclarations faites par les chargeurs sont frauduleuses. Elle réclame d'avantage de contrôle dans les ports européens pour examiner le chargement des navires, et éviter ainsi des catastrophes écologiques.