Les 27 et les Britanniques se penchent sur un éventuel report du Brexit

Les 27 et les Britanniques se penchent sur un éventuel report du Brexit
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Tous les regards sont tournés vers Bruxelles et le sommet des dirigeants de l'Union européenne. A 8 jours de la date officielle du Brexit, Les 27 États membres et la Première ministre britannique veulent sauver l'accord de sortie, un texte rejeté jusqu'à maintenant par les députés britanniques.

« Ce qui est important, a indiqué Theresa May, Première ministre britannique, c'est que le Parlement confirme le résultat du référendum. J'espère sincèrement que nous y arriverons avec cet accord. Je travaille pour que le Parlement puisse approuver un accord afin que nous puissions quitter l'Union de façon ordonnée, ce qui importe c'est que nous confirmions le vote des Britanniques. »

Pour le leader de l'opposition, le Travailliste Jeremy Corbyn, la priorité est aussi de parvenir à un accord de sortie.

« Notre priorité est de retirer une sortie sans accord de la table des discussions et éviter le chaos d'un départ désordonné vendredi prochain, a-t-il commenté. Nous présenterons la semaine prochaine nos propositions au Parlement britannique car c'est la priorité. »

Brexit et élections européennes

L'un des enjeux est de déterminer le délai qui pourrait être accordé à la dirigeante britannique. Une prolongation au-delà des élections européennes soulèverait de nombreuses questions juridiques.

L'option d'une extension des discussions entre les 27 et Londres soulève aussi de nombreuses questions politiques et juridiques pour les institutions et les États membres.

Leo Varadkar est le Premier ministre irlandais. « Les élections européennes devront se dérouler, dit-il, car les citoyens britanniques seront toujours citoyens de l'Union européenne et ils auront droit à une représentation au Parlement européen. On ne peut changer cela qu'en changeant les traités, et nous savons tous à quel point ce processus est difficile, cela demanderait même un référendum en Irlande. »

'No Deal' et nouveau Conseil européen

A leur arrivée les responsables européens ont lancé différents avertissements si les députés britanniques venaient à rejeter l'accord sur le Brexit.

« En cas de vote négatif britannique, nous irions vers un 'No Deal', nous le savons tous », a estimé le président français Emmanuel Macron.

« Dans le cas où la Chambre des Communes n'approuverait pas l'accord de sortie, nous aurons un second Conseil européen la semaine prochaine », a pour sa part indiqué le patron de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Certains ont aussi fait part de leur soutien à la Première ministre britannique qui fait face à une impasse politique. Parmi eux, le chef du gouvernement luxembourgeois, Xavier Bettel.

« Nous avons le président de la Chambre des Communes qui nous dit qu'il ne veut pas d'un nouveau vote, Jean-Claude Juncker dit qu'il ne veut pas d'un nouvel accord. La porte de sortie se referme, se désole-t-il_. Nous cherchons davantage une issue de secours._ »

Le temps presse. La recherche d'une sortie de secours pour l'Union européenne et le Royaume-Uni pourrait se poursuivre une grande partie de la soirée. Voire de la nuit.

Aris Oikonomou/Pool via REUTERS