DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Un président pro-occidental à la tête de la Macédoine du Nord

Un président pro-occidental à la tête de la Macédoine du Nord
Taille du texte Aa Aa

L'élection présidentielle en République de Macédoine du Nord a été remportée par le candidat pro-occidental de la coalition au pouvoir, Stevo Pendarovski. Il a obtenu près de 52 % des suffrages. Une élection qui envoie un message important, car elle vient renforcer le gouvernement et par là-même, elle est perçue comme un grand oui au changement de nom du pays.

Stevo Pendarovski était l'un des défenseurs de l'accord conclu avec Athènes qui a mis fin à un conflit de près de 30 ans avec la Grèce sur le nom de l'ex-république yougoslave :

"Le résultat de cette présidentielle garantit la poursuite du mouvement amorcé par le pays pour rejoindre l'OTAN et l'Union européenne et le développement économique de notre pays dans un monde auquel nous appartenons. Avec cette victoire, nous sortons d'une sombre période de dépression et nous allons continuer à nous développer."

Avec cet accord, Athènes s'est engagé à cesser de bloquer les efforts de Skopje pour rejoindre l'Union européenne et l'OTAN. Ce qui a peut-être fait pencher la balance en faveur de Pendarovski.

Les Macédoniens étaient divisés sur le changement de nom de leur pays. La candidate nationaliste Gordana Siljanovska-Davkova s'était engagée à contester l'accord si elle était élue. Voici ce qu'elle a déclaré à l'issu de sa défaite :

"J'espère que le triomphalisme ne dominera pas, et que, sur des questions importantes, l'opposition saura être décisive. mais je sais une chose, ce n'est pas grâce à cet accord que tous les problèmes de la Macédoine seront résolus."

La droite nationaliste estime en effet que l'identité de l'Etat balkanique a été sacrifiée. Le président sortant Gjorge Ivanov était farouchement opposé à l'adoption du nom de République de Macédoine du Nord.

Le taux de participation à l'élection a atteint 46 %. Il a permis de valider le résultat de cette présidentielle, mais il témoigne aussi du fait qu'une large proportion des électeurs a snobé le scrutin, déçue par la classe politique qui a échoué à redresser l'économie stagnante du pays.