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Boxe aux JO-2020: semaine cruciale pour l'avenir de l'AIBA

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L'AIBA verra-t-elle Tokyo ? La Fédération internationale de boxe amateurs entame une semaine décisive pour son avenir alors que le CIO pourrait décider de lui retirer l'organisation du tournoi olympique aux Jeux de 2020.

Problèmes de gouvernance, soupçons de matches arrangés aux JO de Rio-2016, programme antidopage critiqué par les instances, inquiétudes sur sa santé financière...: l'AIBA est dans l'oeil du cyclone.

L'arrivée à sa tête du controversé homme d'affaires ouzbek Gafur Rakhimov, qui a depuis démissionné, avait encore attisé les inquiétudes.

Résultat, en décembre, le CIO avait annoncé le gel de l'organisation du tournoi olympique de boxe et l'ouverture d'une enquête sur cette fédération régulièrement en crise depuis les années 1980.

Lundi après-midi, plusieurs responsables de l'AIBA, dont son président par intérim, le Marocain Mohamed Moustahsane et son directeur général, l'Américain Tom Virgets, sont convoqués par cette commission d'enquête composée de trois membres et présidée par le Serbe Nenad Lalovic, membre de la Commission exécutive du CIO et président de la Fédération internationale de lutte.

Cette commission d'enquête qui a déjà reçu les réponses de l'AIBA à plus d'une cinquantaine de questions, soumettra ensuite son rapport final à la commission exécutive du CIO. Sur la base de ce rapport, le gouvernement du CIO qui sé réunit mercredi autour de son président Thomas Bach, pourrait décider de retirer à l'AIBA l'organisation du tournoi de boxe à Tokyo.

Si l'AIBA est écartée, ce qui serait sans précédent dans l'histoire olympique récente, le CIO prendra alors en charge l'organisation du tournoi olympique et celle des tournois qualificatifs.

- La fin de la manne olympique -

Si elle est suspendue pour Tokyo, la fédération basée à Lausanne perdra du même coup la cruciale aide financière versée par le CIO une fois tous les quatre ans aux fédérations participant aux JO et estimée à environ 15 M USD (13,3 M EUR) pour la boxe.

Participer aux JO "n'est pas une question de survie mais ça reste une partie importante de notre activité sportive", a expliqué récemment M. Moustahsane dans un entretien à l'AFP.

L'AIBA connaît régulièrement des situations de crise. Le Pakistanais Anwar Chowdhry, président de 1986 à 2006, avait été suspendu à vie en 2007 pour malversations financières. Sous sa présidence, plusieurs décisions des juges durant les JO ont été entachées de soupçons de corruption, comme la victoire du Sud-Coréen Park Si-hun face à l'Américain Roy Jones aux JO de Séoul-1988.

Malgré les révélations sur la corruption des juges, l'Américain n'a jamais récupéré sa médaille d'or.

M. Chowdhry avait été battu en 2006 par le Taïwanais Ching Kuo Wu, lui-même contraint à la démission en novembre 2017.

Les adversaires de M. Wu, dont M. Rakhimov, lui reprochaient une mauvaise gestion financière ce que le Taïwanais a toujours contesté. M. Wu est toujours membre du CIO.

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