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La France interdit la fessée

La France interdit la fessée
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La fessée est désormais interdite en France. Les parlementaires ont définitivement adopté une loi qui interdit les violences éducatives ordinaires.

Cela concerne ce qu'on appelle communément "la fessée", mais aussi les coups, les gifles, les insultes et les humiliations.

Le texte ajoute au Code civil la mention suivante : "L'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques". Une phrase qui sera lue à la mairie lors des mariages.

Elle figurera aussi sur la première page des carnets de santé des enfants.

Cela fait plusieurs années que des associations militent pour une telle loi, mettant en avant le principe d'une éducation bienveillante. En 2010, déjà déjà, une proposition de loi avait été déposée à l'initiative de la pédiatre Edwige Antier.

Dès lors que vous levez la main, vous avez perdu l'autorité et en plus vous effacez la capacité de votre enfant à vous prendre pour un guide. L'enfant n'a pas besoin d'un chef, il a besoin d'un guide.
Edwige Antier
Pédiatre française

Ailleurs en Europe

La France est donc devenue le 56ème Etat au monde à abolir la fessée, s'alignant sur la grande majorité des pays européens.

La Suède avait ainsi été le premier pays à légiférer en la matière, dès 1979.

Au niveau européen, ne restent plus aujourd'hui que le Royaume-Uni, la Belgique, l'Italie et la République tchèque à ne pas bannir les châtiments corporels envers les enfants.

"La violence n’est ni éducative, ni ordinaire"

Selon la Fondation pour l'enfance, 85 % des parents français ont déjà eu recours à des violences éducatives ordinaires.

"La violence n’est ni éducative, ni ordinaire", a martelé le secrétaire d’État à la Protection de l’enfance.