Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Tour de France : une 19e étape glaçante pour les Français

Tour de France : une 19e étape glaçante pour les Français
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Coup de théâtre ! La 19e étape du Tour de France a été arrêtée en raison de l'état de la route, impraticable, vendredi, peu avant Val d'Isère. Les conditions dantesques, un orage de grêle, ont poussé les organisateurs de la Grande Boucle a écourté la course. C'est aussi une journée noire pour les Français : Julian Alaphilippe a perdu son Maillot jaune et Thibaut Pinot a abandonné.

Les chronos ont été arrêtés au sommet de l'Iseran, à environ 25 km de la ligne d'arrivée à Tignes. Et à ce petit jeu, c'est le Colombier Egan Bernal qui s'est imposé, même si aucun coureur n'a été déclaré vainqueur. Il s'empare du Maillot jaune au détriment de Julian Alaphilippe. Le Français détenait la précieuse tunique depuis 14 journées.

A partir du moment où j'ai enfilé le maillot, ça n'a pas changé mes plans, je ne rêvais pas que j'allais gagner le Tour de France. Mais je me battais tous les jours pour le garder
Julian Alaphilippe
Marco Bertorello / AFP
Le Français Julian Alaphilippe après l'arrêt de la course entre Saint-Jean-de-Maurienne et Tignes, à Tignes, le 26 juillet 2019.Marco Bertorello / AFP

A la veille de la dernière étape de montagne à Val Thorens, et à deux jours de l'arrivée à Paris, Egan Bernal (Ineos) compte donc ce vendredi une marge de 45 secondes sur Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) et de 1,03 min sur le vainqueur de la précédente édition du Tour, le Gallois Geraint Thomas (Ineos).

C'est incroyable ! Je ne sais pas trop ce qui s'est passé, j'ai attaqué, tout allait bien et on m'a dit tout d'un coup d'arrêter. Je ne voulais pas mais on m'a dit "la course est finie, neutralisée". Ensuite, quand on m'a dit que j'avais le maillot jaune, je n'y croyais pas. On ne pouvait pas continuer, c'était peut-être le meilleur endroit pour arrêter. Sur le moment, ça nous est apparu très bizarre. Mais, ce qui compte, c'est d'avoir le maillot jaune. Nous ne sommes pas encore à Paris, il reste une étape très dure. Mais, quand on m'a donné le maillot puis le petit lion, j'ai eu envie de pleurer. Je n'arrive pas encore à y croire.
Egan Bernal, nouveau Maillot jaune

Thibaut Pinot, l'accolade du désespoir

Plus tôt, lors de cette journée rocambolesque, le Français Thibaut Pinot, blessé, a abandonné alors qu'il était encore en position de monter sur le podium au départ de la 19e étape.

C'est au 36e kilomètre, juste avant le sommet de la montée d'Aussois, victime d'une lésion musculaire à la cuisse gauche que Pinot a mis pied à terre.

Thibaut Pinot, qui était un des prétendants à la victoire finale, était en grande difficulté ce vendredi dès les premières pentes de la 19e étape du Tour de France, très montagneuse, entre Saint-Jean-de-Maurienne et Tignes.

En début d'étape, Pinot s'est fait soigner à la cuisse. Un bandage lui a été posé mais le leader de l'équipe Groupama-FDJ a dû laisser partir le peloton.

Relégué à l'arrière de la course, Pinot a été consolé par son coéquipier William Bonnet avant de jeter l'éponge et monter dans une voiture de sa formation, Groupama-FDJ.

Dominateur dans les Pyrénées, brillant vainqueur de la 14e étape au sommet du Tourmalet, Pinot occupait vendredi matin la 5e place du classement, à 1 min 50 sec de Julian Alaphilippe mais à seulement 20 secondes du dauphin colombien Egan Bernal.

L'an dernier, Pinot avait connu une mésaventure analogue à la fin du Giro dont il occupait la 3e place au matin de l'avant-dernière étape.

Sur les réseaux sociaux, les messages de soutien envers le coureur se multiplient. Sur Twitter, son équipe a réagi :

L'Iseran, un col maudit

L'Iseran, que le Tour de France a rarement emprunté dans son histoire, a tout d'un col maudit. Le plus haut col routier n'avait pu déjà être franchi en 1996, alors que la course devait le franchir dans l'autre sens. La raison ? la neige, qui avait déjà rendu la route impraticable. Ce type d'incident est pourtant rarissime dans un grand tour.

L'orage de grêle qui s'est abattu ce vendredi sur l'seran a également provoqué une coulée de boue, charriant des pierres sur la chaussée devenue infranchissable.