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Giuseppe Conte, l'ascension éclair

Giuseppe Conte, l'ascension éclair
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Premier ministre démissionnaire, puis de nouveau Premier ministre. Inconnu il y a 14 mois, Giuseppe Conte s'est imposé en tant que pivot de la politique italienne, au point d'être capable de gouverner avec la gauche et l'extrême-droite.

Elles semblent déjà loin, les images de Matteo Salvini faisant signe aux élus de la Ligue de ne pas huer Guiseppe Conte, alors que celui-ci présentait la démission de son gouvernement, le 20 août dernier.

Moins de 10 jours plus tard, c'est le même homme qui est chargé d'en former un nouveau, sans le leader d'extrême droite. En 14 mois, ce professeur de droit inconnu du public a connu une ascension éclair.

Tout commence au début de l'été 2018. C'est dans la presse, que les Italiens découvrent le nom de ce juriste florentin, qualifié alors de "technocrate" et "d'homme sans qualité".

"Avocat du peuple"

Le 1er juin, il prête serment devant le président Matarella, qui accepte, après d'âpres négociations, la formation de ce qui sera surnommé par le New York Times de "premier gouvernent populiste d'Europe occidentale". Une coalition entre La Ligue et le Mouvement 5 étoiles, qui viennent de gagner les législatives.

Lors d'une première conférence de presse, ce natif du sud du pays - fait rarissime pour un président du Conseil - déclare : "Je me propose d'être l'avocat de la défense du peuple italien".

Avocat, il ne l'est pas plus que politicien. Pourtant, il réussit le petit exploit de mettre d'accord les deux hommes forts de la politique italienne, qui l'ont porté au pouvoir : Luigi Di Mario, du mouvement anti-partis 5 étoiles, et Matteo Salvini, du parti d'extrême droite La ligue.

Parmi les priorités de ce pacte gouvernemental, réduire le nombre d'immigrants illégaux, pour le vice-Président du conseil Salvini, et Introduire une forme de revenu universel, pour l'autre vice-Président Di Maio.

Respecté par Trump

En matière de politique étrangère, Guiseppe Conte se fait vite un nom, en Europe d'abord. A Paris, contre qui Rome s'engage dans une inquiétante crise diplomatique en février dernier. Ainsi qu'à Bruxelles, où la Commission menace de bloquer le budget italien 2019, jugé trop déficitaire. Dans les deux cas, l'apaisement l'emporte sur l'affrontement.

Au G7, Giuseppe Conte plaide pour une levée des sanctions à l'encontre la Russie et pour sa réintégration dans le G8, sans ne jamais remettre en cause la participation de l’Italie à l'OTAN, et son alliance privilégiée avec les Etats-Unis.

Donald Trump le lui rend bien. "Ca commence à bien se profiler pour le très estimé Premier ministre", se plaisait-il à écrire sur Twitter il y a deux jours, en apprenant que son allié démissionnaire resterait à Rome, en bout de la table et les dossiers en main.