L'ex-n°2 des FARC annonce qu'il reprend les armes

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Par euronews
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Un nouveau revers pour les signataires de l'accord de Paix signé à La Havane en 2016.

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"Tant qu'il y aura la volonté de se battre, il y aura l'espoir de gagner". C'est par ces mots que l'ex-n°2 des FARC, Iván Márquez, a annoncé qu'il reprenait les armes.

Accompagné d’autres chefs rebelles dont Jesus Santrich et El Paisa, Iván Márquez a dénoncé dans une vidéo diffusée ce jeudi l’accord de paix conclu en 2016 entre les forces armées révolutionnaires de Colombie et le gouvernement.

"Il s'agit de la poursuite de la guérilla en réponse à la trahison par l'État des accords de paix de La Havane", s'est justifié Iván Márquez, qui avait participé durant quatre ans aux négociations qui se sont tenues à Cuba, sous l'égide de l'ONU, entre Bogotá et l'organisation marxiste.

"Plus jamais", avait-il promis en signant l'accord de La Havane, qui prévoyait notamment l'amnistie des FARC, leur transformation en parti politique et la destruction de leurs armes.

"La grande majorité reste attachée à ce qui a été convenu, malgré toutes les difficultés ou tous les dangers constatés, nous sommes en paix". a pour sa part rassuré Rodrigo Londoño, l'ex-chef des guérilleros et président du parti politique FARC (Fuerza Alternativa Revolucionaria del Común).

Risque d'escalade

Récemment, le président colombien Ivan Duque a dit regretter l'entrée de "criminels" au Parlement et tenté de modifier l'accord, qu'il estime peu sévère et qui a valu le prix Nobel de la Paix à son prédécesseur Juan Manuel Santos.

Comme Iván Márquez, de nombreux membres ont rejoint la clandestinité depuis la signature de la Havane. La fondation Paz y Reconciliacion a récemment mis en garde contre la possible création d’une nouvelle guérilla impliquant des milliers d’ex-combattants. 

Les experts se méfient notamment d'un rapprochement entre les FARC qui ont dénoncé l'accord et l'Armée de libération nationale (ELN), une guérilla active qui pourrait compter plus de 2 000 hommes.

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