Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Espace : ESA et NASA, main dans la main pour dévier les astéroïdes menaçant la Terre

Le satellite Hera de l'ESA au contact de l'astéroïde Didymos. Vue d'artiste
Le satellite Hera de l'ESA au contact de l'astéroïde Didymos. Vue d'artiste -
Tous droits réservés
ESA–ScienceOffice.org
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

Scientifiques de tous les pays, unissez-vous ! C’est en substance l’objectif d’une réunion internationale, qui va se tenir à Rome à partir du 11 septembre, à savoir comment dévier un astéroïde qui menace notre Terre.

Cela pourrait passer pour de la science-fiction, mais c’est tout à fait sérieux. Pendant trois jours, des spécialistes de l’ESA et de la NASA, ainsi que d’autres agences spatiales, vont s’entretenir sur les avancées d’un ambitieux programme, baptisé AIDA (pour Asteroid Impact Deflection Assessment), visant à nous protéger de potentiels dangereux géocroiseurs.

ESA – Science Office
Le principe de la mission AIDAESA – Science Office

Concrètement, le but de la mission AIDA est de lancer contre un astéroïde un engin spatial qui s'écrasera sur lui pour le dévier de sa trajectoire. C'est la NASA qui est en charge du développement de cet "impacteur", DART. Ce dernier, dont la construction a d'ores et déjà débuté, devrait être lancé durant l'été 2021, pour atteindre sa cible désignée, l'astéroïde Didymos, en septembre 2022, lorsque ce géocroiseur sera à environ 11 millions de kilomètres de notre planète.

L'ESA se chargera du développement de la sonde HERA qui effectuera un examen détaillé de l'astéroïde après l'impact. HERA, toujours à l'étude et dont le lancement devrait intervenir en 2023, sera à proximité de Didymos en 2026. Une fois sur place, l'engin de l'ESA débutera ses observations, notamment celles du cratère créé par DART.

Les résultats obtenus seront ensuite analysés par les spécialistes de l'ESA et de la NASA afin de déterminer si cette technique pourrait être efficace en cas de menace réelle.