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Affaire ukrainienne : un deuxième lanceur d'alerte sort du silence

Affaire ukrainienne : un deuxième lanceur d'alerte sort du silence
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Les choses se compliquent pour Donald Trump. Un deuxième lanceur d'alerte s'est dit prêt à livrer des informations sur l'affaire ukrainienne, à l'origine d'une procédure de destitution contre le président américain.

Ce dernier est soupçonné d'avoir fait pression sur son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, pour obtenir des informations sur son rival démocrate Joe Biden en vu de la campagne de 2020.

Selon l'avocat Mark Zaid, ce nouveau lanceur d'alerte est lui aussi un agent des services de renseignements et il ou elle possède des informations "de première main".

Le cabinet de M. Zaid défend les intérêts d'un premier membre des services de renseignement qui s'était alarmé d'une conversation téléphonique du 25 juillet entre Donald Trump et le président ukrainien. Il avait jugé que dans cet appel, M. Trump avait "sollicité l'ingérence" de l'Ukraine, en lui demandant d'enquêter afin de rassembler des informations compromettantes sur un de ses rivaux, le démocrate Joe Biden.

Un autre avocat de la firme, Andrew Bakaj, a laissé entendre que le nombre de lanceurs d'alerte susceptibles de fournir des informations sur cette affaire ukrainienne pourrait encore augmenter.

Crise politique

Donald Trump pour sa part continue de qualifier cette procédure de destitution de "chasse aux sorcières". Il a repris sa ligne de défense en affirmant qu'il avait "l'obligation d'examiner toute corruption possible ou probable", pour justifier les demandes adressées à l'Ukraine, mais aussi à la Chine pour qu'elles enquêtent sur Joe Biden et sur son fils Hunter qui a fait des affaires dans ces deux pays.

Le président américain a toujours soutien d'une majorité de républicains, même si certains d'entre eux commencent à prendre leur distance, comme Mitt Romey, sénateur de l'Utah, qui a jugé cette affaire "épouvantable". Ces nouvelles révélations devraient encore aggraver la crise politique dans laquelle est plongée le pays.

Si les démocrates votent sa mise en accusation à la Chambre des représentants, qu'ils contrôlent, les républicains sont toutefois en mesure de faire échouer la procédure de destitution au Sénat, où ils sont majoritaires.