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Le port d'Anvers se prépare à un Brexit dur

Le port d'Anvers se prépare à un Brexit dur
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C'est une journée chargée à l'entreprise de logistique Yusen dans le port d'Anvers, en Belgique. A quelques semaines de l'échéance du Brexit, les médicaments de traitement du cancer sont acheminés en nombre vers le Royaume-Uni. "Nous avons vu, ces trois derniers mois, particulièrement depuis l'arrivée du nouveau Premier ministre là-bas, que chacun se prépare maintenant physiquement à un Brexit dur" explique Stefan Durt, responsable des ventes dans cette entreprise.

Mais que signifierait un Brexit dur pour Stefan Durt et ses collègues ? "Immédiatement, il va y avoir des retards au passage entre Douvres et Calais, répond-t-il, car il y aura de la paperasserie à faire. Tout le reste, ce sont des réglages au niveau des douanes et des dispositions fiscales."

De ce point de vue, Yusen Logisitics est prête. Les clients se sont adaptés au nouveau numéro d'identification de TVA. Ce qui inquiète vraiment Stefan, c'est de savoir comment le Brexit impactera ses chauffeurs qui viennent d'Europe de l'Est. "Je pense que cela va compliquer la vie dans le secteur du transport, la manière dont nous pouvons utiliser les chauffeurs au Royaume-Uni, s'ils peuvent encore ou non utiliser leurs permis européens pour conduire à l'intérieur du Royaume-Uni. Pour nous, il sera plus difficile de trouver la force de travail nécessaire en chauffeurs. Ce n'est donc pas une bonne chose."

L'entreprise Yusen Logistics est l'une des 900 compagnies installées dans le port d'Anvers qui seront impactées par le Brexit. Les autorités du port se sont préparées depuis le jour du référendum en juin 2016. "Nous avons organisé beaucoup de séminaires, de tournées au Royaume-Uni et en Irlande, détaille Wim Dillen, le "responsable Brexit" du port d'Anvers. Ici aussi, nous avons organisé des programmes de sensibilisation, nous avons écrit un livre blanc, nous avons recruté un représentant britannique et nous avons fait beaucoup d'autres choses pour nous préparer."

Et Wim Dillen n'est pas le seul à se tenir prêt. Selon une étude de Price Waterhouse Coopers, la Belgique est mieux préparée au Brexit que ses voisins. Ce qui n'empêche pas Wim d'être très inquiet : "Le plus gros problème, pour moi, ce ne sont pas les services logistiques, c'est le business lui-même, qui est insuffisamment préparé. D'après ce que nous savons, les Britanniques sont moins bien préparés que l'Union européenne."

Tous ces préparatifs pourraient s'avérer vains si le Royaume-Uni finit par demander un nouveau délai dans les jours qui viennent.

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