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L’UE veut éradiquer les mutilations génitales féminines

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L’UE veut éradiquer les mutilations génitales féminines
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Arşiv / Sayyid Azim / AP
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200 millions de femmes et de jeunes femmes à travers le monde subissent les conséquences de mutilations génitales. C'est avec une simple lame et sans anesthésie qu'elles sont mutilées pour des raisons culturelles ou religieuses et ainsi privées d'une vie sexuelle normale. Khady Koita est originaire de Sénégal et se considère comme une survivante. Elle s’est engagée dans ce combat après avoir appris en 1982 le décès d’une "petite fille de trois mois vidée de son sang à cause de l'excision".

Selon l'ONU il y aurait dans l'Union européenne 600 000 femmes excisées et 180 000 jeunes filles sont exposées à ce risque. Khady se rend dans des écoles pour sensibiliser les plus jeunes. Parfois certaines élèves viennent la voir après son intervention et expliquent que des parents "préparent un voyage en Afrique, en disant : on va rentrer au pays et on va faire une grande fête pour vous pendant les vacances".

Mettre un terme aux mutilations

A Bruxelles l'hôpital Saint-Pierre offre une assistance aux femmes excisées. Les mutilations génitales féminines regroupent plusieurs formes d'intervention qui détruisent la vie de ces femmes. Pour celles "dont le clitoris a été coupé, ça peut provoquer des douleurs. Il y a aussi des petites tumeurs qui peuvent se développer au départ du nerf du clitoris qui font très très mal. Pour ce qui est de femmes qui ont été cousues (…) elles n’ont plus quelques millimètres pour l’écoulement du sang menstruel et des urines", explique le docteur Martin Caillet.

La Parlement européen a adopté mercredi une résolution qui demande à la Commission européenne de renforcer les mesures contre les mutilations génitales féminines afin d'éradiquer ces pratiques. Les eurodéputés réclament aussi des soins pour les victimes. "Il faut que les responsables politiques prennent ce dossier plus sérieusement encore, comme le crime abominable qu'il représente", insiste l’eurodéputée Frances Fitzgerald. Le texte demande aux Etats membres de convaincre les pays tiers d'interdire ces pratiques. Si rien ne change les mutilations génitales féminines feront 68 millions de victimes supplémentaires d'ici 2030.

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