Initialement prévu pour partir dans l'Indo-Pacifique, la mission a finalement été modifiée fin février après le début de la guerre au Moyen-Orient. C'est désormais au large du Brésil que 150 jeunes officiers français évoluent.
Au large de Rio de Janeiro, une scène inhabituelle se joue depuis plusieurs semaines : le porte-hélicoptère amphibie français Dixmude côtoie les côtes brésiliennes dans le cadre de la mission Jeanne d'Arc 2026.
Plus de 150 jeunes officiers français qui terminent leur formation, apprennent ici à opérer main dans la main avec leurs homologues brésiliens afin de renforcer les liens stratégiques entre Paris et Rio. Elle permettra surtout de faciliter le partage de connaissance et l'échange de bonnes pratiques en matière de techniques, tactiques et de procédures.
"Les objectifs sont multiples. Le premier, c'est de travailler notre interopérabilité entre les forces armées brésiliennes et les forces armées françaises", explique Simon, Capitaine-commandant des unités tactiques embarquées sur le Dixmude. "Le deuxième, c'est de travailler nos procédures conjointement, pour être en mesure d'être projetés sur une opération, aux côtés des forces armées brésiliennes", précise-t-il.
Une mission initialement pour le Pacifique
Avec cette mission Jeanne d'Arc, la Marine française assure ainsi la sécurisation des zones d'intérêts immédiats de la France et de l'Otan et maintient une capacité de réaction rapide dans cette région du globe.
Mais cette mission n'est pas seulement bénéfique à la France, comme l'explique le capitaine Luis Felipe de Almeida Rodrigues. "Cette opération a impliqué près de 2 000 militaires. Elle a commencé par des activités de formation au Complexe Naval de l'Ilha do Governador, à Rio de Janeiro, puis s'est poursuivie par une phase en mer avec les navires amphibies, les navires d'escorte et les frégates."
Le point culminant de cette opération amphibie a été le débarquement que la marine française et la marine brésilienne ont effectué conjointement.
Si la mission évolue actuellement dans le Pacifique, ça ne devait pas être le cas initialement. Lors de son lancement, c'est vers l'Indo-Pacifique que le porte-hélicoptère s'est dirigé afin de former les futurs cadres de la Marine nationale. Mais quelques jours après la traversée du canal de Suez, la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël au Moyen-Orient a contraint la Marine a revoir ses plans, a révélé Mer et Marine. Le porte-hélicoptère a donc stationné quelques jours au nord de la mer Rouge avant d'être redéployés dans l'Atlantique.