Suède : la crise du coronavirus exacerbe les inégalités sociales

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Par Guillaume Petit
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A Stockholm, les données des autorités sanitaires montraient une hausse plus importante des cas de coronavirus dans les quartiers les plus pauvres et une surreprésentation des personnes d'origine étrangère.

En Suède, si la population a échappé au confinement, la crise du coronavirus exacerbe malgré tout les inégalités sociales.

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A Stockholm, les données des autorités sanitaires de la région montraient une hausse plus importante des cas de Covid-19 dans les quartiers les plus pauvres et une surreprésentation des personnes d'origine étrangère. Ces dernières représentaient plus de 40% des 13 000 cas de coronavirus enregistrés.

Plus de 550 000 personnes vivent aujourd'hui dans l'une de ces 61 zones à travers le pays, selon un rapport commandé en 2019 par le Global Village, un groupe de défense du droit local.

Si les immigrés (nés à l'étranger ou ayant des parents nés à l'étranger) représentent 24,9% de la population nationale, le taux grimpe à 74% dans ces "zones vulnérables".

Cette surreprésentation pourrait être en partie liée à un manque d'information auprès de ces populations. Des "ambassadeurs de la jeunesse", employés par la mairie parcourent donc les quartiers les plus en difficulté pour alerter.

"Il y a des endroits ici à Jakobsberg qui sont vulnérables, qui ont des problèmes, et où les informations ne circulent pas", explique Warda Abdalla.

"Nous essayons de toucher tout le monde et les brochures que nous avons sont traduites dans toutes les langues. Nous essayons donc d'approcher surtout ceux qui ne comprennent peut-être pas l'actualité en suédois", ajoute Mustafa Jasem.

L'Agence de santé publique du pays a révélé cette semaine que les résidents suédois nés en Somalie étaient surreprésentés parmi les personnes nécessitant des soins face au Covid-19, suivis par ceux nés en Irak, en Syrie, en Finlande ou encore en Turquie.

Jusqu'à présent, le pays nordique a adopté une approche plus souple que d'autres pays européens face à la pandémie. Pas de confinement ni de fermeture de bars et restaurants. Les autorités sanitaires ont appelé chacun à la "responsabilité" : distanciation sociale, application stricte des règles d'hygiène, isolement en cas de symptômes.

Seules contraintes majeures : les rassemblements de plus de 50 personnes ont été interdits, de même que les visites dans les maisons de retraite.

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