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Hong Kong : la loi sur la sécurité devra s'appliquer "sans le moindre délai", avertit Pékin

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AFP
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La mobilisation est de retour à Hong Kong, où les manifestants pro-démocratie dénoncent une nouvelle loi sur la "sécurité", perçue comme une tentative de museler l'opposition. Mais Pékin semble exclure toute concession.

A Hong Kong, la police a eu recours ce dimanche aux tirs de gaz lacrymogènes pour tenter de disperser des centaines de personnes dans les rues. Les manifestants ont décidé de braver une interdiction de défiler pour dénoncer le projet de Pékin d'imposer au territoire une nouvelle loi sur la "sécurité nationale".

Le texte, qui sera soumis au vote du parlement chinois jeudi, vise à interdire "la trahison, la sécession, la sédition et la subversion" à Hong Kong, après les grandes manifestations qui ont marqué le territoire en 2019.

Les opposants considèrent qu'il s'agit là d'une nouvelle tentative d'ingérence de la part la Chine pour tenter de museler toute opposition démocratique. Ils redoutent en particulier une clause qui permettrait aux policiers chinois de mener des enquêtes à Hong Kong, ce qui serait selon eux les prémices d'une répression de toute dissidence sur le territoire semi-autonome.

"Sans délai"

La mobilisation du camp "pro-démocratie", pourtant confortée par les résultats des élections locales de novembre, a dû faire face à des milliers d'arrestations menées par la police et aux restrictions des rassemblements mises en place pour enrayer la propagation du coronavirus.

Malgré la contestation, Pékin ne laisse ce dimanche aucun doute sur l'issue et semble écarter toute concession : le texte devra s'applique "sans délai", a avertit le ministre chinois des affaires étrangères Wang Yi.

"Il est impératif que la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong et son mécanisme de mise en oeuvre s'appliquent sans le moindre délai", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au siège du Parlement chinois à Pékin.

Il a justifié le recours à cette loi par les manifestations qui ont secoué Hong Kong l'an dernier. "Les actes violents et terroristes continuent à monter et des forces étrangères se sont profondément et illégalement ingérées dans les affaires de Hong Kong", a-t-il estimé.