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Le projet de relance de l’UE âprement scruté

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Le projet de relance de l’UE âprement scruté
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Les lignes de fracture sont connues. L'UE négocie depuis plusieurs semaines un plan de relance de l'économie. La France et l'Allemagne proposent un fonds de 500 milliards d'euros. Ce dispositif serait financé par des prêts réalisés par la Commission européenne, transformés ensuite en dotation aux Etats membres. Autrement dit il s'agit d'une forme de mutualisation de la dette.

C'est un saut politique trop haut pour certaines capitales. Les Pays-Bas et l'Autriche préfèrent que les gouvernements empruntent auprès de l'UE. L’eurodéputé conservateur néerlandais Robert Roos s’emportent contre les Etats membres qui "veulent de l'argent gratuitement (…) c'est ça le problème".

Le plan de la Commission européenne présenté mercredi est attendu par les 27. Cette stratégie, appelée "Next Generation EU", servira de base de travail. Ce sera ensuite au président du Conseil européen, Charles Michel, de rassembler les Etats membres autour d'un compromis.

Au Parlement européen il n’y a pas l’ombre d’un doute sur la réponse nécessaire. "Nous avons besoin d'un plan de relance de 2 000 milliards d'euros dont la majorité provient d'investissements publics qui doivent être financés ensemble au niveau européen", insiste Philippe Lamberts, co-président du groupe des Verts. Si les 27 ne parviennent pas s’entendre face à cette crise, l’élu belge craint de voir le délitement de l’Union monétaire.

Ce plan est désormais envisageable depuis le virage effectué par la chancelière allemande. Angela Merkel envisage une forme de partage de la dette. Le président du groupe PPE (Parti populaire européen) au Parlement, Manfred Weber, défend le choix de Berlin. "La seule solution c'est d'investir. Je déteste la dette, je déteste avoir des dettes supplémentaires mais je ne vois pas d'alternative réaliste pour investir maintenant dans l'économie", explique le parlementaire allemand.

La France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, les quatre principales économies de l'Union, s'entendent sur les grandes lignes. Mais des divergences demeurent. Il n'est donc pas certain de voir les 27 soutenir à l'unanimité un plan de relance suffisant pour remettre l'UE sur les rails de la reprise.