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Emeutes aux Etats-Unis : cette fois, Joe Biden attaque

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Joe Biden a sorti ses griffes ce mardi
Joe Biden a sorti ses griffes ce mardi   -   Tous droits réservés  Matt Rourke/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Donald Trump arborant une bible devant une église vandalisée de Washington, après avoir fait disperser au gaz lacrymogène des dizaines de manifestants pour pouvoir s'y rendre à pied de la Maison Blanche. L'épisode est édifiant et pour Joe Biden, son adversaire démocrate à la présidentielle, il montre que le président américain a perdu tout "sens du devoir".

"Lorsque des manifestants pacifiques, a déclaré l'ancien vice-président, se font disperser avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour qu'un président, un président, à la porte de la maison du peuple, la Maison Blanche, puisse organiser une séance photos, une séance photos, devant l'une des églises les plus historiques de ce pays, ou du moins à Washington DC, nous pouvons être pardonnés de croire que le président est plus intéressé par le pouvoir que par les principes".

Le président est plus intéressé par le pouvoir que par les principes
Joe Biden
candidat à l'investiture démocrate

Les manifestations et les émeutes ont donné à l'ancien vice-président l'occasion d'enfin attaquer frontalement Donald Trump. Joe Biden, dans son offensive contre le président, l'a accusé de semer la division et de faire le jeu de l'extrême droite.

En qualifiant les groupes Antifa de "terroristes" et en les rendant responsables de l'agitation sociale depuis une semaine, Donald Trump voudrait éclipser, selon ses opposants, une certaine crise raciale américaine.

Mark Bray, professeur d'histoire, université de Rutgers : "Ce (Antifa) n'est pas une organisation unitaire. C'est plus un mouvement politique. Ces groupes sont autonomes et ils suivent leurs propres agendas. De plus, aux États-Unis, Antifa n'a jamais tué personne et les vitrines que des anti-facistes ont brisées ces dernières années, ce n'est rien rapport à l'ampleur d'un meurtre policier. C'est une diversion très claire et c'est du grain à moudre pour l'extrême droite."

Donald Trump a menacé de déployer l'armée contre les manifestants si l'ordre et la loi, selon ses termes, ne sont pas rétablis. George Bush l'avait déjà fait en 92 pour réprimer les émeutes à Los Angeles après l'acquittement des policiers qui avaient passé à tabac Rodney King.

Trente ans après, brutalité policière et racisme sont toujours des plaies qui gangrènent la société américaine.