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En visite en Biélorussie, Orban appelle à la levée des sanctions européennes

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En visite en Biélorussie, Orban appelle à la levée des sanctions européennes
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Viktor Orban multiplie les gestes en faveur de ses voisins d'Europe orientale et se démarque, une fois de plus, de ses partenaires européens.

En visite en Biélorussie ce vendredi, le premier ministre Hongrois a déclaré que l'Union Européenne devait lever les sanctions contre ce pays, dirigé depuis 1994 par l'autoritaire président Alexandre Loukachenko, allié turbulent de Moscou et qualifié par les Etats-Unis de « dernier dictateur d'Europe».

"Le partenariat ne peut se construire avec les sanctions. C'est pourquoi il est temps pour l'Union européenne de lever les sanctions existantes à l'encontre du Bélarus", a déclaré M. Orban, selon des propos retransmis en russe par le service de presse de M. Loukachenko.

Selon la même source, M. Orban a appelé, une fois la crise liée à la pandémie de coronavirus terminée, à instaurer une "nouvelle étape dans la coopération entre l'UE et l'Union eurasiatique", une alliance de pays d'ex-URSS pilotée par Moscou et dont la Biélorussie est membre.

Instaurées pour la première fois en 2004, les sanctions de l’UE incluent un embargo sur la vente d'armes et de matériel pouvant servir à la répression des manifestations et une liste noire de hauts responsables bélarusses, suspectés d'être liées à la disparition de plusieurs citoyens biélorusses entre 1999 et 2000. Elles ont été prolongées jusqu'en février 2021.

D’autres sanctions avaient été adoptées par le Conseil de l’UE -avant d’être levées en 2016- pour atteintes aux normes électorales internationales et au droit international relatif aux droits de l'homme, ainsi que pour la répression à l'égard de la société civile et de l'opposition démocratique.

Avec cette prise de position, Viktor Orban prend une nouvelle fois ses distances avec les autres membres de l’UE. Le Premier ministre est accusé en Hongrie d'avoir profité de la crise sanitaire liée au coronavirus pour renforcer son pouvoir grâce à une législation d'urgence, jugée "dictatoriale" par ses opposants. La Hongrie fait donc l'objet d'une procédure pour violation des Valeurs de l'UE, qui peut en théorie déboucher sur des sanctions.

Avec AFP