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République tchèque : nouvelles manifestations contre le gouvernement d'Andrej Babis

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République tchèque : nouvelles manifestations contre le gouvernement d'Andrej Babis
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Les manifestants réclament le départ du chef du gouvernement tchèque Andrej Babis, accusé de corruption et de conflits d'intérêts.

Des croix blanches peintes sur des pavés au coeur de Prague comme pour inciter au pas de velours et à la prudence à l'ombre du coronavirus. Le mouvement Million Moments for Democracy ne veut pas être accusé d'avoir enfreint la loi en matière de distanciation sociale.

"Nous nous soucions de la santé des personnes assistant à la manifestation et c'est pourquoi nous avons mis les croix blanches à deux mètres les unes des autres pour que les gens gardent leurs distances", souligne Damian Koch, organisateur de la manifestation.

Ils étaient environ 1 500 manifestants réunis pour réclamer le départ d'Andrej Babis, le chef du gouvernement tchèque, accusé de fraude et de conflits d'intérêts.

"Il y a deux points que nous voulons mettre en avant : d'abord le détournement du pouvoir en faveur du gouvernement ainsi que les dommages causés à de nombreux groupes civiques car beaucoup d'entre eux n'ont reçu aucune subventions économiques", rappelle Mikulas Minar, leader du mouvement "Million Moments for Democracy". "Ensuite, c'est bien de pointer du doigt les problèmes mais ce serait bien que cette prise de conscience se fasse aussi au niveau des partis politiques, ce qui pourrait justement aider à régler ces problèmes."

D'autres rassemblements se déroulent également partout en République tchèque. Dans le viseur des manifestants : l'approche d'Andrej Babis en matière de politique économique et de transparence.

"Je ne suis pas d'accord avec la façon dont il essaie de résoudre la situation avec les entrepreneurs, les parents et tous les citoyens", déclare cette manifestante. "Je n'aime pas ce que fait le gouvernement et les gens n'en sont même pas informés", souligne cette autre manifestante.

Mais les manifestants sont moins nombreux comparé à l'automne dernier où jusqu'à 250 000 personnes avaient manifesté, ce qui constituait alors d'un des plus importants rassemblements en République tchèque depuis la « révolution de velours ».