DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Covid-19 : la France scrute ses indicateurs pour mieux anticiper une seconde vague

euronews_icons_loading
Covid-19 : la France scrute ses indicateurs pour mieux anticiper une seconde vague
Tous droits réservés  Francois Mori/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
Taille du texte Aa Aa

Le port du masque sera bientôt obligatoire en France dans les lieux publics clos. Le décret doit être promulgué la semaine prochaine dans un contexte épidémique toujours très sensible, même si les chiffres hospitaliers demeurent bas :

18 nouveaux décès et 119 admissions en 24 heures

Jeudi, le bilan faisait état de 18 nouveaux décès et de 119 nouvelles admissions en 24 heures. Au total, près de 6 800 personnes sont hospitalisées sur le territoire et 481 patients sont en réanimation essentiellement dans les régions : Île de France, Grand-Est, Hauts-de-France et Guyane, où la situation est particulièrement préoccupante.

Le taux RO en hausse en Bretagne, PACA et à La Réunion

Autre indicateur scruté par les autorités sanitaires : le taux de reproduction RO, soit le nombre de personnes que contamine chaque malade. La moyenne en France métropolitaine est de 1,18. Des régions comme Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Bretagne ont vu ce taux augmenter ces derniers jours. Idem sur l'île de la Réunion, où il s'agit essentiellement de cas importés.

Les autorités recensent par ailleurs sur l'ensemble du territoire français 184 foyers épidémiques actifs plus ou moins importants, selon un dernier bilan en nette hausse du fait de la réintégration des clusters formés dans les Ehapd. Le département du Nord en compte le plus grand nombre.

Pas de reconfinement général envisagé

Autant de facteurs qui incitent le gouvernement à la prudence alors que l'été ne fait que débuter et que des experts redoutent une seconde vague de contaminations à l'automne.

Le Premier ministre Jean Castex a fait savoir qu'il pourrait y avoir des plans de reconfinements ciblés, mais pas généralisé, car, estime-t-il, la France ne le supporterait pas économiquement et socialement.