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Charles Michel défend l'accord de relance de l'UE, bémol de von der Leyen

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Ursula von der Leyen et Charles Michel au parlement européen, Bruxelles, le 23 juillet 2020
Ursula von der Leyen et Charles Michel au parlement européen, Bruxelles, le 23 juillet 2020   -   Tous droits réservés  Francois Walschaerts/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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Le président du Conseil, Charles Michel, a défendu jeudi devant le Parlement européen l'accord conclu à 27 sur le plan de relance et le budget à long terme de l'UE, estimant qu'il s'agissait "d'un signal de confiance, de robustesse et de solidité".

Mais la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a ensuite souligné devant l'hémicycle que les coupes consenties dans le budget européen pour aboutir à cet accord étaient une "pilule difficile à avaler".

"J'ai commencé par dire que l'accord du Conseil européen a apporté de la lumière au bout du tunnel. Mais avec la lumière vient aussi l'ombre. Et dans ce cas, l'ombre se présente sous la forme d'un budget de l'UE très maigre à long terme", a déclaré la dirigeante européenne.

"Ce budget maigre est une pilule difficile à avaler. Et je sais que cette Assemblée ressent la même chose", a-t-elle dit.

"Mais là encore, nous devrions également prendre du recul et regarder d'où nous venons", a-t-elle poursuivi, soulignant qu'en additionnant le plan de relance et le budget pluriannuel (2021-2027), l'UE disposait d'une "force de frappe financière sans précédent", de 1 800 milliards d'euros.

Quelques minutes avant elle, Charles Michel s'était félicité que cet accord, obtenu à l'arraché après quatre jours et quatre nuits de négociations permettent aux Européens de "renouveler pour 30 ans (leurs) vœux de mariage".

"C'est l'unité européenne qui a été affirmée", a-t-il ajouté. "L'Europe est présente, l'Europe est solide, l'Europe est debout."

Le Parlement européen doit voter jeudi, à l'issue d'un débat, une résolution sur l'accord des 27. Mais ce n'est qu'à l'automne qu'il se prononcera sur le budget à long terme de l'UE, de 1 074 milliards d'euros, qu'il peut soit approuver, soit rejeter.

Il n'a en revanche pas de prérogatives comparables sur le plan de relance post-coronavirus de 750 milliards d'euros adossé à ce budget.