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Attentat contre Rafic Hariri : trois des quatre suspects acquittés

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Attentat contre Rafic Hariri : trois des quatre suspects acquittés
Tous droits réservés  Piroschka Van De Wouw/AP
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Quinze ans après l’attentat dans lequel Rafic Hariri a trouvé la mort et au bout de six années d’un procès fleuve, l’audition de près de 300 témoins et l’examen de plus de 3 000 pièces à convictions le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a acquitté ce mardi trois des quatre suspects, tous membres présumés du Hezbollah, dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais.

"Le fait de participer au déclenchement de cette explosion était un acte susceptible de causer la mort. À cet égard, ce comportement équivaut à une tentative d'homicide intentionnel prémédité avec utilisation de matériaux explosifs. Bien que Salim Ayyash n'ait pas agi seul, il a joué un rôle important dans l'opération contre Monsieur Hariri", a déclaré David Re, président de la chambre de première instance du Tribunal spécial pour le Liban.

Salim Ayyash, a été jugé par contumace, "coupable au-delà de tout doute raisonnable en tant que coauteur de l’attentat du 14 février 2005", lorsqu’un kamikaze avait fait sauter une camionnette remplie d'explosifs au passage du convoi blindé de Rafic, tuant 22 personnes au total et faisant 226 blessés.

Saad Hariri, fils de Rafic Hariri et également ancien Premier ministre libanais, était présent pour assister à l'audience. Il a dit accepter la décision du TSL dans le procès de l'assassinat de son père.

"Le tribunal a statué, et au nom de la famille de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, et au nom des familles des martyrs et victimes, nous acceptons la décision du tribunal", a réagit Saad Hariri.

Salim Ayyash, membre présumé du Hezbollah, a donc été reconnu coupable. Sa peine sera prononcée à une date ultérieure mais il pourrait ne jamais la purger. Le mouvement chiite, qui a rejeté toute responsabilité dans cet attentat, a toujours refusé de livrer les suspects malgré plusieurs mandats d'arrêt émis par le Tribunal spécial pour le Liban. Salim Ayyash risque la prison à perpétuité

Depuis des années, le Hezbollah, acteur incontournable sur la scène politique libanaise, nie toute implication dans cet attentat qui avait provoqué une vive émotion à l'international, amenant à la création d'un tribunal spécial par l'ONU le 30 mai 2007.

Les dirigeants du mouvement chiite ont été blanchis, tout comme le gouvernement syrien.