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Escalade de violences aux Etats-Unis : les démocrates accusent Trump d'être responsable

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Escalade de violences aux Etats-Unis : les démocrates accusent Trump d'être responsable
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Toujours plus polarisés, entre partisans et opposants du président Donald Trump, les Etats-Unis connaissent ces derniers temps une flambée de violence.

A Portland, l’un des hauts lieux des manifestations antiracistes depuis la mort de George Floyd en mai, un militant d'extrême droite, venu participer à un rassemblement pro-Trump, a été tué par balle samedi, dans des circonstances encore floues.

Fidèle à son habitude, le Président américain s'est empressé de réagir sur Twitter avec une dizaine de tweets, pour rendre hommage au militant décédé, mais surtout, pour fustiger les démocrates, responsables selon lui de tous les maux. Donald Trump a accusé la mairie démocrate de Portland de soutenir la gauche radicale et de faire preuve de laxisme, en refusant notamment de faire appel à la Garde nationale.

Dans son discours de clôture de la convention républicaine, le 27 août, il avait déjà cibler la mairie démocrate : "Ne vous y trompez pas. Si vous donnez le pouvoir à Joe Biden, la gauche radicale va couper les vivres des commissariats de police dans toute l’Amérique. Toutes les villes vont ressembler à Portland la démocrate", avait-il déclaré.

"C'est vous qui avez créé la haine et la division"

Mais pour les démocrates, c'est Donald Trump qui est responsable de cette montée des tensions inter-ethniques et inter-communautaires, comme l'a dénoncé le maire de Portland, Ted Wheeler, en conférence de presse.

Monsieur le Président, pourquoi est-ce la première fois depuis des décennies que l'Amérique connaît un tel niveau de violence ? C'est vous qui avez créé la haine et la division. C'est vous qui n'avez pas trouvé le moyen de prononcer les noms des Noirs tués par des policiers, comme l'ont fait des membres des forces de l'ordre. Et c'est vous qui avez prétendu que les suprématistes blancs étaient des gens bien.
Ted Wheeler
maire de Portland

Depuis la mort de George Floyd, étouffé par un policier blanc en mai dernier, les Etats-Unis connaissent un vaste mouvement de protestations contre le racisme et les violences policières. Une mobilisation relancée par l'affaire Jacob Blake dimanche dernier à Kenosha dans le Wisconsin.

Selon une étude du consortium de journaliste Fatal Encounters publié en 2019, les Noirs ont trois fois plus de risques que les Blancs d'être tués par la police aux Etats-Unis.