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Coronavirus : la "quatorzaine" bientôt remplacée par une "septaine" en France ?

Test de détection de la Covid-19 réalisé sur un habitant de Rennes, le 7 septembre 2020
Test de détection de la Covid-19 réalisé sur un habitant de Rennes, le 7 septembre 2020   -   Tous droits réservés  DAMIEN MEYER / AFP
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Les autorités françaises vont-elle réduire la "quatorzaine" ? Le Conseil scientifique du pays a en effet rendu un avis "favorable" pour raccourcir à sept jours la durée d'isolement des personnes testées positives à la Covid-19 et des cas contacts, contre quatorze actuellement, a déclaré mardi le ministre de la Santé Olivier Véran.

"Le Conseil scientifique est favorable à ce qu'on puisse (...) réduire la période de mise à l'abri dans un certain nombre de situations et passer de 14 à sept jours", a-t-il déclaré sur au micro de la radio publique France Inter.

La décision sera prise formellement "vendredi en cours d'un conseil de défense", ce qui "va nous donner un peu de temps pour solliciter d'autres experts pour la mise en place" de cette mesure, a ajouté le ministre.

"On est davantage contagieux dans les cinq premiers jours ou qui suivent les symptômes ou qui suivent la positivité d'un test. Et ensuite cette contagiosité diminue de façon très importante, et au-delà d'une semaine, elle demeure mais elle est très faible", a-t-il argumenté.

Cette période d'isolement raccourcie favorisera "une meilleure adhésion" car aujourd'hui "on constate qu'un grand nombre de Français ne respecte pas la quatorzaine", a poursuivi Olivier Véran, assurant que cette décision n'était pas motivée par "des raisons de priorisation économique".

Interrogé sur le risque de laisser une minorité de patients contagieux non isolés, Olivier Véran a assuré qu'il n'y avait "quasiment pas de différence" entre une situation avec 5% de personnes "potentiellement contagieuses" au-delà de cinq jours et "encore 2% à 4% des gens qui peuvent être contagieux" après 14 jours.

Le conseil de défense se penchera aussi sur d'éventuelles nouvelles mesures dans département du sud de la France des Bouches-du-Rhône, qui connaît le taux de nouveaux cas de coronavirus le plus élevé de France, a indiqué Olivier Véran.

A Marseille il y a un sujet de sensibilité particulière, (...) et donc il faut pouvoir prendre toutes les bonnes mesures, c'est l'objet du conseil de défense notamment.
Olivier Véran
Ministre français de la Santé

Cela pourrait notamment passer par davantage d'encadrement des rassemblements, comme cela avait été le cas en Mayenne, avec l'obligation de déclarer auprès de la préfecture tous les rassemblements de plus de 10 personnes.

Des tests rapides "dès cette semaine"

Des tests de dépistage rapides du coronavirus, dits "tests antigéniques", seront déployés à partir de cette semaine, a également indiqué le ministre de la Santé.

"Cette semaine, en Ile-de-France, nous devrions commencer à déployer des tests antigéniques, qui sont des tests rapides, (...) on a 15, 20 minutes à attendre et on a le résultat", a déclaré Olivier Véran sur France Inter.

"On devrait démarrer à partir de mercredi à l'AP-HP", l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, a-t-il ajouté.

Comme le test de référence actuel, le RT-PCR, les tests antigéniques sont réalisés à partir de prélèvements dans les narines, par écouvillon.

Mais alors que le RT-PCR nécessite une analyse lourde en laboratoire, pour détecter le matériel génétique du coronavirus, le test antigénique repère des protéines du virus en quelques minutes, ce qui en fait un outil intéressant pour trier rapidement les personnes probablement contaminées, dans les aéroports ou à l'accueil des hôpitaux par exemple.

Concernant les tests de dépistage sur prélèvement salivaire, "j'attends de façon imminente des résultats d'expérimentations qu'on a menées", a indiqué Olivier Véran.