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Le 2ème confinement est bancal en France : 60% des gens avouent ne pas suivre les règles

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Par Joël Chatreau
Des policiers contrôlent les attestations de sortie pour le deuxième confinement, à Saint-Jean-de-Luz, au Pays basque français, le 3 novembre 2020
Des policiers contrôlent les attestations de sortie pour le deuxième confinement, à Saint-Jean-de-Luz, au Pays basque français, le 3 novembre 2020   -   Tous droits réservés  Bob Edme/AP
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De nombreux Français s'en plaignent mais une bonne partie d'entre eux jouent apparemment avec le feu dangereux du coronavirus. Le deuxième confinement est clairement bien moins respecté que le premier, comme le prouvent les indications chiffrées d'un sondage qui vient d'être réalisé. En à peine quinze jours - les nouvelles restrictions sont en vigueur depuis le 30 octobre -, 60% des personnes interrogées avouent qu'elles ont "fraudé" au moins une fois.

Plusieurs manières de passer outre

Sachant que ce chiffre ne se montait qu'à 33% après un mois et demi lors de la première épreuve de confinement, ça fait beaucoup. Le sondage, réalisé par l'institut Ifop pour consolab, montre que les "petits malins" ont trouvé plusieurs moyens de détourner leurs attestations de sortie.

- 17% ont fait des courses ou une balade ou une activité sportive en dépassant la limite autorisée d'une heure.

- 23% n'ont pas hésité à recevoir plusieurs membres de leur famille en même temps à la maison, ou alors sont allés les voir chez eux ; c'est tout de même 8% de plus qu'au printemps dernier.

- 20% reconnaissent également avoir rencontré des amis au domicile des uns ou des autres.

- Enfin - réputation française oblige - 9% des gens consultés ont enfreint les règles officielles d'un bon confinement pour le plaisir, autrement dit pour voir un partenaire sexuel ; c'est 3 points de plus que lors des contraintes mises en place en début d'année.

Plus d'inconscience chez certains jeunes

La deuxième vague épidémique de Covid-19 a beau prendre sa vitesse de croisière, envoyant de plus en plus de malades dans les services de réanimation hospitaliers - 351 nouveaux depuis hier, ce qui en fait 4 789 au total depuis le début du deuxième assaut de la maladie sur le pays -, trop de Français semblent donc ne pas avoir pris en compte la gravité du problème.

François Kraus, le directeur du pôle politique et actualité de l'Ifop, est formel : "Le respect est moins strict, les craintes pour la santé sont moins fortes". Et une fois de plus, il montre du doigt en particulier les jeunes les plus inconscients :

Ce sentiment d'invulnérabilité chez une partie des jeunes, surtout ceux qui vivent seuls, fait qu'ils vont profiter de l'assouplissement général des règles pour continuer une sorte de sociabilité