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Un gala de rêve inédit en ouverture de saison à la Scala de Milan

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Par Katharina Rabillon
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Une soirée de rêve portée par quelques-uns des artistes les plus extraordinaires de notre époque a marqué de manière inédite, l'ouverture de la saison de la vénérable Scala de Milan. Ce gala glamour retransmis en mondovision avait pour thème : "A riveder le stelle" ("Pour revoir les étoiles").

"A riveder le stelle," souligne le ténor péruvien Juan Diego Flórez, l'une des têtes d'affiche de ce concert, "__cela signifie que l'opéra ne peut cesser d'exister, la culture ne peut cesser d'exister, elle continue et que les gens ont besoin de culture pour se sentir mieux, être mieux et regarder vers l'avenir." Puis il évoque cette soirée en particulier : "C'est si émouvant, on est comme une grande famille, c'est incroyable."

Le ténor français Benjamin Bernheim, autre participant, confie ce qu'il a ressenti sur scène : "C'est la sensation de faire partie de quelque chose d'extraordinaire."

"C'est tellement symbolique pour moi et, je crois, pour nous tous en tant qu'artistes," renchérit Sonya Yoncheva parmi les invités de ce gala.

La soprano bulgare évoque l'air qu'elle a interprété pour l'occasion : "Depuis toujours, je voulais chanter "La Mamma Morta" [ndlr : d'Andrea Chénier] et je vais vous dire un secret : ce gala, c'est le premier où j'interprète cet air. Il évoque la mort, mais aussi l'amour et aimer, c'est plus fort que tout, plus fort que la vie," estime-t-elle avant d'ajouter : "Ce message, c'est vraiment quelque chose en quoi je crois."

Un lieu "magique" et "intense"

Le ténor Plácido Domingo, également présent sur scène, rappelle : "J'ai fait mes débuts, imaginez-vous, il y a 51 ans à la Scala ! _C'est magique parce que partout dans ce lieu, on pense à ceux qui l'ont fréquenté avant nous : Rossini, Donizetti, Verdi..."_ s'enthousiasme-t-il.

Benjamin Bernheim indique de son côté : "Mon premier souvenir à la Scala, c'était quelque chose de très, très intense. J'ai senti le poids de toute l'histoire de la Scala de Milan quand on arrive sur scène et qu'on voit le public, cette salle magnifique," se souvient-il.

"Notre histoire à préserver"

"N'oublions pas que ce que nous faisons, ce n'est pas un travail," insiste Sonya Yoncheva. "Nous avons l'un des plus beaux patrimoines de tous les temps : ce n'est pas seulement de l'art, c'est notre histoire et nous devons la préserver," invite-t-elle.

Juan Diego Flórez conclut avec détermination : "Je veux adresser un message d'espoir au monde de la musique : je continuerai de me battre, de chanter et d'ouvrir cet art magnifique sur le monde."

Journaliste • Katharina Rabillon