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Au Sahel, le prix de la dissuasion

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Au Sahel, le prix de la dissuasion
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Les deux épisodes de pertes humaines au Mali ont relancé le débat sur l'engagement de la France au Sahel. Deux soldats français ont été tués samedi dernier, dans une attaque à l'explosif, trois jours seulement après la mort de trois militaires dans des circonstances identiques.

"Les forces françaises sont ici [au Mali] pour prouver que le problème ne vient pas des armes, mais des négociations", assure le général Dominique Trinquant, ancien chef de la mission française auprès de l’ONU. "Ces troupes sont donc là pour combattre aux côtés des forces africaines à la demande de leurs gouvernements, pour montrer aux djihadistes qu'il n'y a pas de place pour une victoire par les armes. Mais l'histoire se soldera quand ils seront prêts à négocier avec leurs propres gouvernements".

L'armée française a perdu 51 soldats dans cette zone depuis 2013.

"Les armées africaines n'étaient pas prêtes à s'engager dans ce type de conflit", poursuit-il. "Aujourd'hui, elles ont avancé, et davantage de forces spéciales européennes arrivent sur le terrain. Beaucoup de pays européens jaugeaient les menaces venues de l'Est, celle des Russes, par exemple. Mais aujourd'hui, ils s'intéressent à ce qui se passe au sud, parce qu'ils y sont engagés, et ils savent que nous défendons la frontière sud de l'Europe face aux djihadistes".

Plus de 4 000 civils ont perdu la vie à la suite d'attaques terroristes au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, un chiffre cinq fois plus important qu'en 2016.