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Covid-19 : pas d'annonce de confinement, mais une colère qui monte dans l'éducation

Par Maxime Biosse Duplan  & Anelise Borgès
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Ce mardi à Paris
Ce mardi à Paris   -   Tous droits réservés  Christophe Ena/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
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Emmanuel Macron se donne quelques jours supplémentaires pour décider de mettre à nouveau ou non la France en confinement. Aucune prise de parole n'est confirmée cette semaine, il s'agit pour le gouvernement de ne pas faire d'erreur ni sanitaire, ni politique, et de trouver un "juste équilibre", dit-on dans l'entourage du président français.

Plusieurs voix au sein de l'opposition et de la communauté scientifique appellent à "frapper un grand coup", face aux nouveaux variants du Covid-19 "qui changent la donne".

On devrait en savoir plus après le conseil de défense sanitaire prévu ce mercredi.

En attendant, les manifestations de mécontentement se multiplient, comme sur ces images ce mardi à Paris, où personnels enseignants du primaire et du secondaire, étudiants et lycéens ont battu le pavé. L'un des mots d'ordre : continuer de faire entendre la détresse de dizaines de milliers d'étudiants.

"On va à une catastrophe concernant notre génération, explique cette étudiante militante. _C'est à dire un décrochage massif, c'est à dire une précarité dont on ne sortira jamais, et donc cette situation n'est pas tenable. On a des étudiants qui sont en train de se suicider, qui tentent de se suicider, qui meurent de faim, qui ne mangent qu'une fois par jour, qui sont obligés de faire des économies énormes, de ne pas se chauffer simplement pour ne pas payer leur loyer, donc si le gouvernement n'agit pas de manière conséquente, avec des mesures d'ampleur, on ne va pas sortir de cette crise". _

On a des étudiants qui sont en train de se suicider, qui tentent de se suicider, qui meurent de faim, qui ne mangent qu'une fois par jour
Une militante étudiante

"On a toujours dit, ajoute cet enseignant, _qu'il fallait maintenir les écoles ouvertes mais on a toujours dit aussi qu'il fallait se donner les moyens de maintenir les écoles ouvertes. Et aujourd'hui, si on ne donne pas plus de moyens dans les écoles, les collèges, les lycées, on ne va effectivement pas pouvoir les maintenir ouvertes. Si on continue à ne pas donner suffisamment de moyens pour aérer les classes, pour faire fonctionner correctement les cantines, si on continue à ne pas avoir suffisamment de personnel, alors on en arrive à une situation où on ne peut pas faire fonctionner les choses". _

D'autres rassemblements ont eu lieu à Marseille, Bordeaux ou Grenoble. Selon le ministère de l'Education, le taux de grévistes des enseignants s'élevait à la mi-journée ce mardi à 11%.