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Covid-19 : ça sent le 3ème confinement en France, mais comme au printemps ou à l'automne 2020 ?

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La ville de Lille vidée de ses passants, dans le nord de la France, le 16 janvier 2021
La ville de Lille vidée de ses passants, dans le nord de la France, le 16 janvier 2021   -   Tous droits réservés  Michel Spingler/AP
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Quelques phrases, même délivrées avec prudence par le porte-parole du gouvernement, ont suffi à mettre la puce à l'oreille des Français... Au fond d'eux, ils savent qu'ils ne vont pas pouvoir échapper à un troisième confinement. Le tout est maintenant de connaître la teneur et les dimensions qu'il aura. L'exécutif, par la voix de Gabriel Attal, a indiqué que plusieurs scénarios étaient en train d'être examinés, dont celui d' "un confinement très serré", l'idée est lâchée !

Il est d'abord clair désormais que le couvre-feu, mis en place de 18 heures à 6 heures du matin dans l'ensemble du pays depuis une dizaine de jours, n'a pas marché à la hauteur espérée. La mesure n'a pas assez bloqué la progression de la pandémie de Covid-19. Le porte-parole du gouvernement l'a reconnu, lors du point qu'il a fait après le Conseil de défense tenu au palais de l'Elysée :

Le couvre-feu a une efficacité relative, qui est réelle mais qui n'est pas suffisante à ce stade (...) Il ralentit la progression du virus (...) mais qui continue à progresser
Gabriel Attal

Trois formules, mais pas au choix

- Alors, le scénario le plus sombre pourrait consister à remettre en place un confinement pur et dur, comme celui qu'a subi la population française au printemps dernier. En revanche, les écoles devraient être exemptées pour ne pas ajouter un poids supplémentaire sur les épaules des parents d'élèves, le président Emmanuel Macron semble y tenir.

- Un autre scénario envisagerait d'établir un confinement plus allégé, du style de celui qui avait été décrété par les autorités à l'automne 2020. Mais, selon plusieurs médias, cette mesure souple en semaine pourrait être contrebalancée par des restrictions bien plus sévères au cours du week-end.

- Une troisième solution, qui serait également sur la table, associerait le couvre-feu actuel, dès 18 heures tout au long de la semaine, à un week-end également très strict.

Le variant anglais, grand "décideur"

C'est le fameux variant anglais qui est maintenant au centre du jeu et va peser lourdement dans la balance. Le chef de l'Etat attend, ces jours-ci, les résultats d'une étude scientifique sur la circulation de ce mutant du nouveau coronavirus à travers toute la France pour trancher, pour se prononcer en faveur d'un scénario ou d'un autre.

Les experts du Conseil scientifique qui tentent de guider le sommet du pouvoir dans ses choix, ainsi d'ailleurs que les médecins qui sont sur le front, sont formels : le variant se propage de plus en plus vite dans le pays. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, l'a confirmé ce jeudi, chiffres à l'appui :

On estime être passé de quelque 500 patients environ par jour atteints de ces variants au début du mois de janvier - c'est plus élevé que ce que nous pensions -, à plus de 2 000 patients par jour
Olivier Véran

Le pire serait proche

Et le mutant va monter en puissance, c'est certain. Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital parisien Tenon, en est notamment convaincu, comme il l'a dit à l'Agence France-Presse :

La situation est déjà pire que celle des deux premiers confinements
Gilles Pialoux

Le Premier ministre a pour mission de préparer le terrain politique et social au cas où l'hypothèse la plus difficile serait retenue. Jean Castex a consulté jeudi les chefs des groupes parlementaires à l'Assemblée nationale et au Sénat, et ce vendredi, il discute avec les différents syndicats.

Commentaire TV : Julien Pavy