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Londres ouvre ses portes aux Hongkongais qui veulent fuir un territoire de plus en plus liberticide

Par Laurence Alexandrowicz
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Londres ouvre ses portes aux Hongkongais qui veulent fuir un territoire de plus en plus liberticide
Tous droits réservés  Kin Cheung/Copyright 2018 The Associated Press. All rights reserved
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Winston, Connie et leur fils font partie des 7000 résidents Hongkongais qui ont déménagé au Royaume-Uni depuis juillet. Dans cinq ans, ils pourront devenir des citoyens britanniques à part entière, comme le prévoit une nouvelle réforme instaurée par Londres.

_ "Nous nous sommes littéralement décidé du jour au lendemain, comme ça,_ explique Connie Chan. Ok, je pense que c'est mieux que nous partions. En fait, nous avons vu que les choses empiraient à Hong Kong et cela n'avait pas de sens, ce n'est pas le Hong Kong que nous connaissions." "

Londres propose un nouveau visa aux Hongkongais détenteurs du passeport britannique d'outre-mer, le BNO, créé au moment de la rétrocession. ce nouveau visa va permettre aux habitants de l'ancienne colonie britannique de fuir un régime qui tente de mater la dissidence dans la région rétrocédée à la Chine en 1997.

Selon Londres 322.000 Hongkongais pourraient arriver au royaume-Uni d'ici 5 ans.

Cette décision a fait monter la tension entre les deux pays. Pékin accuse le Royaume-Uni d'avoir une mentalité coloniale et assure qu'il ne reconnaîtra plus en tant que document d'identité les passeports BNO.

"Le Royaume-Uni est en train de transformer un grand nombre de résidents de Hong Kong en citoyens britanniques de seconde zone\_ "_, regrette Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Pékin s'est dit prêt à "d'autres mesures", faisant craindre que les autorités ne cherchent à empêcher les Hongkongais de partir.

Ce passeport est désormais un des derniers tickets de sortie pour les Hongkongais désireux de refaire leur vie ailleurs, alors que la répression s'est intensifiée dans la région semi-autonome.