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Rome : une réouverture des restaurants en trompe-l'oeil

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Rome : une réouverture des restaurants en trompe-l'oeil
Tous droits réservés  Luca Bruno/AP
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Presque partout en Italie, les bars et les restaurants ont pu relancer leur activité ce lundi. Mais pour certains commerçants de la vieille ville de Rome, cette réouverture n'est pas forcément une délivrance. C'est même parfois un poids.

L'absence des touristes dans la ville éternelle se fait ressentir, comme le constate Vion Kerri, gérant d'un restaurant. "C'est une fausse ouverture, c'est comme si on était fermé" déplore-t-il devant sa terrasse, vide. "C'est l'État qui bénéficie de notre réouverture" explique-t-il.

Effectivement, dans la capitale italienne, les terrasses restent clairsemées. Sur la Piazza Navona, le patron du restaurant le Domiziano dit perdre espoir. " Il n'y a personne, et donc pas de recette. Nous perdons de l'argent" affirme Mauro Pizzuti. "Le centre historique de Rome est complètement désert alors qu'on a besoin du tourisme. Vous pouvez voir par vous même" se plaint-il.

Avec le passage de la majorité du pays en zone jaune, les restaurants et les bars ont pu ouvrir en journée et en présentiel, sauf le soir car le couvre-feu de 22h00 à 5h00 est encore en vigueur sur le territoire national.

Dans le pays, seuls le Haut-Adige (nord), l'Ombrie (centre), les Pouilles, la Sardaigne et la Sicile (sud) sont classées en "orange" (risque moyen). Plus aucune région n'est classée "rouge", le niveau de risque le plus élevé.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a averti jeudi qu'il était "trop tôt pour assouplir" les restrictions en raison de la circulation "encore très élevée" du virus. "L'Italie est à contre-courant", a confirmé Walter Ricciardi, un expert en santé publique qui conseille le ministère italien de la Santé face à la pandémie, dans un entretien vendredi avec l'AFP.

Dimanche, la péninsule a enregistré 11 252 nouveaux cas, un chiffre en baisse par rapport aux 12 715 comptabilisés samedi.

Journaliste • Stephane Hamalian