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L'armée américaine lance de nouvelles frappes en Iran, dont des sites de missiles

PHOTO D'ARCHIVES – Un chasseur F-16 de Lockheed Martin effectue un vol de démonstration le 22 juin 2011 lors du 49e Salon du Bourget, à l'est de Paris.
ARCHIVES – Un chasseur F-16 de Lockheed Martin effectue un vol de démonstration au 49e Salon du Bourget, près de Paris, le 22 juin 2011. Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Jeremiah Fisayo-Bambi avec AP
Publié le
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Selon un communiqué du Commandement central américain, les frappes ont été menées « afin de protéger nos troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes ».

L'armée américaine a annoncé lundi avoir mené des frappes « d'autodéfense » dans le sud de l'Iran, notamment contre des sites de lancement de missiles et des embarcations posant des mines, alors même que le président Donald Trump affirmait sur les réseaux sociaux que les négociations « avancent bien ».

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Selon un communiqué du Commandement central américain (Centcom), ces frappes ont été menées « afin de protéger nos troupes des menaces posées par les forces iraniennes ».

« Les cibles comprenaient des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes tentant de poser des mines. Le Commandement central américain continue de défendre nos forces tout en faisant preuve de retenue pendant le cessez-le-feu en cours », a écrit le porte-parole du Centcom Timothy Hawkins dans ce communiqué.

On ne disposait pas, dans l'immédiat, de précisions supplémentaires, notamment sur la nature exacte des menaces iraniennes et sur ce que cela implique pour les négociations en cours.

Ces frappes interviennent alors que les deux parties discutent d'un accord potentiel pour mettre fin à la guerre, qui permettrait la réouverture du détroit d'Ormuz, par où transite environ 20 % du commerce maritime mondial et qui est de facto bloqué par l'Iran depuis le début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre Téhéran, le 28 février.

Lundi, des responsables iraniens ont indiqué que des accords avaient été trouvés sur de nombreux points entre leurs négociateurs et Washington, tout en soulignant qu'un accord global n'était pas imminent.

Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmail Baquei, il n'existe « aucun calendrier ni aucune date butoir » pour finaliser l'accord avec les États-Unis.

Ces déclarations tranchent avec celles de Trump, qui affirmait samedi qu'un accord avec l'Iran sur la guerre, incluant la réouverture du détroit d'Ormuz, avait été « en grande partie négocié » à l'issue d'entretiens avec Israël et d'autres alliés de la région.

« Les derniers aspects et détails de l'accord sont actuellement discutés et seront annoncés sous peu », a déclaré Trump sur les réseaux sociaux, sans donner davantage d'éléments.

Quelques heures plus tard, dimanche, le président américain a indiqué avoir demandé à ses représentants de temporiser et de ne pas précipiter cet éventuel accord.

Possible accord pour mettre fin à la guerre en Iran inclut les accords d'Abraham

Parallèlement, Trump a déclaré lundi que tout accord mettant fin à la guerre en Iran devrait prévoir l'adhésion de plusieurs pays supplémentaires, dont l'Arabie saoudite et le Pakistan, aux accords d'Abraham, ces accords conclus sous l'égide des États-Unis lors de son premier mandat pour normaliser les relations avec Israël.

Cette proposition intervient alors que l'ébauche d'accord sur l'Iran est critiquée par des responsables républicains partisans d'une ligne plus dure envers Téhéran, et elle pourrait compliquer encore les négociations sur le plan diplomatique.

Trump a cité l'Arabie saoudite et le Qatar parmi les pays qui devraient « immédiatement » rejoindre les accords, aux côtés du Pakistan, de la Turquie, de l'Égypte et de la Jordanie. Bahreïn et les Émirats arabes unis avaient été les premiers à y adhérer en 2020.

Selon Trump, « après tous les efforts consentis par les États-Unis pour tenter de rassembler ce puzzle extrêmement complexe, il devrait être obligatoire que tous ces pays, au minimum, signent simultanément les accords d'Abraham ».

Trump espère depuis longtemps que l'Arabie saoudite rejoindra ces accords, mais le royaume répète que toute normalisation passe d'abord par la définition d'une voie claire vers la création d'un État palestinien. C'est également essentiel pour le Pakistan, qui fait partie des pays ne disposant pas de relations diplomatiques avec Israël.

Nés d'abord entre Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn, puis rejoints par le Soudan, le Maroc et, plus récemment, le Kazakhstan, ces accords sont une série d'engagements diplomatiques, économiques et sécuritaires conclus sous l'impulsion de Washington durant le premier mandat de Trump.

Ils ont été présentés comme un moyen de renforcer la coopération entre pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, et l'administration les considérait en partie comme un tremplin vers l'établissement de relations complètes avec Israël.

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