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Plan de relance de l'UE : ce qui reste à faire pour que les États membres reçoivent les fonds

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Par euronews
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Plan de relance de l'UE : ce qui reste à faire pour que les États membres reçoivent les fonds
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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé les États (qui ne l'ont pas encore fait) à ratifier l'accord sur les ressources propres, qui permet à la Commission d'emprunter sur les marchés en vue de financer le plan de relance européen.

Cela fait plusieurs mois qu'on en parle : le plan de relance européen à 750 milliards d’euros doit en théorie aider les économies européennes à se relever de la crise économique qui découle de celle du coronavirus. Mais pour l'heure, les Etats membres n’en ont pas encore vu un centime. Chaque Parlement national doit d'abord ratifier l'accord sur les ressources propres, qui permet aux 27 d'emprunter sur les marchés pour ainsi financer ce plan de relance.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé ce mardi ceux qui ne l'ont pas encore fait à accélérer. "__Sept pays européens, dont le Portugal (c'est aussi le cas de la France, ndlr), ont déjà ratifié la décision relative aux ressources propres - c'est ainsi que nous financerons le plan de relance Et je vous encourage tous à faire de même, de toute urgence. Car seule une ratification de l'accord sur les ressources propres peut nous permettre d'alimenter la relance", a-t-elle déclaré.

Etape suivante : les Etats transmettent leurs plans de relance à la Commission

Mais ce n'est pas tout. Chaque Etat membre doit ensuite proposer à la Commission européenne d'ici au 30 avril 2021 un plan indiquant la façon dont les fonds seront dépensés. Au moins 37% des fonds doivent aller à des mesures en faveur du climat et au moins 20% à la transformation numérique. Les pays doivent aussi expliquer comment les recommandations en terme de politiques budgétaires ou de réformes structurelles sont prises en compte. Celles-ci sont formulées lors du Semestre européen - un cycle de coordination des politiques économiques et budgétaires au sein de l'UE.

"Nous avons réalisé une étude qui montre qu'une accélération coordonnée des investissements dans les infrastructures vertes est nécessaire, elle permettrait d'augmenter le PIB d'environ 0,7 point chaque année, sur une période de 15 ans, créant ainsi des millions de nouveaux emplois", a déclaré Kristalina Georgieva, Directrice générale du FMI, qui participait ce lundi à la réunion virtuelle réunissant les dirigeants des institutions européennes, la directrice de la BCE Christine Lagarde, ainsi que le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres.

Ce dernier a aussi rappelé que l'accès universel aux vaccins était encore loin d'être une réalité. "__Il est inacceptable que seuls 10 pays représentent 75 % des vaccinations réalisées à ce jour dans le monde. Ce n'est pas seulement injuste, c'est aussi dangereux", a-t-il déclaré. La pandémie de Covid-19 a fait à ce jour près de 2 millions et demi de morts à travers le monde.