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Tian’anmen : nouvel accrochage diplomatique entre la Chine et les États-Unis

Un portrait de Mao Zedong sur la porte de Tiananmen à l'arrivée du président américain Donald Trump à Pékin, le mercredi 13 mai 2026.
Un portrait de Mao Zedong sur la porte de Tiananmen à l'arrivée du président américain Donald Trump à Pékin, le mercredi 13 mai 2026. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Jean-Philippe Liabot
Publié le
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Les relations entre Pékin et Washington se crispent de nouveau à l'occasion de l'anniversaire de la répression de la place Tiananmen. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a affirmé qu'« aucune censure ne peut effacer le passé », en référence à la répression des manifestations en juin 1989.

Cette déclaration de Marco Rubio a provoqué une vive réaction des autorités chinoises. La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a accusé les États-Unis de « déformer les faits historiques », de « diffamer le système politique chinois » et de s'ingérer dans les affaires intérieures du pays.

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Pékin a exhorté Washington "à cesser d'utiliser les questions de démocratie et de droits humains comme prétexte pour intervenir dans les affaires chinoises et à abandonner ce qu'il considère comme une logique de confrontation idéologique."

Le 4 juin 1989, l'armée chinoise avait mis fin par la force à plusieurs semaines de manifestations étudiantes et citoyennes réclamant davantage de libertés politiques. Le nombre exact de victimes n'a jamais été établi. Les organisations de défense des droits humains estiment que des centaines, voire des milliers de personnes, ont été tuées lors de l'intervention des troupes sur et autour de la place Tiananmen, à Pékin.

Les autorités chinoises continuent de défendre l'opération, affirmant qu'elle visait à rétablir l'ordre face à ce qu'elles qualifiaient alors de mouvement contre-révolutionnaire. Pékin n'a jamais publié de bilan officiel des victimes.

photo d'archive datée du 5 juin 1989, un homme se tient seul devant une colonne de chars se dirigeant vers l'est sur le boulevard Changan, à Pékin, près de la place Tiananmen.
photo d'archive datée du 5 juin 1989, un homme se tient seul devant une colonne de chars se dirigeant vers l'est sur le boulevard Changan, à Pékin, près de la place Tiananmen. AP Photo

Figure de proue de la ligne dure américaine à l'égard de la Chine, Marco Rubio est dans le viseur des autorités chinoises depuis plusieurs années. Alors sénateur, il avait soutenu en 2020 des sanctions contre Pékin en raison des accusations de travail forcé visant la minorité musulmane ouïghoure dans la région du Xinjiang. En représailles, la Chine lui avait imposé des sanctions.

Dans son message publié à l'occasion de cet anniversaire, Marco Rubio a également rendu hommage à ceux qui ont « sacrifié leur liberté et parfois leur vie » pour défendre la liberté d'expression et le droit de manifester pacifiquement, estimant que leur combat finirait un jour par être reconnu.

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