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Des milliers de policiers manifestent devant l'Assemblée nationale

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Manifestation des policiers à Paris le 19 mai 2021.
Manifestation des policiers à Paris le 19 mai 2021.   -   Tous droits réservés  Michel Euler/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Une marée de drapeaux aux couleurs des principaux syndicats de policiers devant l'Assemblée nationale française à Paris. Ce mercredi, 15 jours après la mort du brigadier Eric Masson à Avignon, des milliers de membres des forces de l'ordre sont venus manifester pour exiger de meilleures conditions de travail et dénoncer un ras le bol généralisé.

"Aujourd'hui c'est un rassemblement pour dénoncer tous les événements qui se passent actuellement en France. Tous les problèmes qu'on peut rencontrer sur le terrain, les problèmes de matériaux d'équipement, d'effectifs, les conditions de travail en général et surtout dénoncer toutes ces agressions gratuites envers la police qui ne fait que son travail, qui est là pour protéger les citoyens", expliquait Jean-Luc Chaudron, membre du syndicat Alliance.

Ils étaient 3500 selon les syndicats de policier. Quant au chiffre de la police, ironiquement, il n'a pas été communiqué. A un an d'une présidentielle, qui s'annonce très centrée sur la sécurité, ce mercredi, nombre de politique ont défilé, de droite comme de gauche. Autre présence, cette fois plus étonnante, celle du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Le patron des forces de l'ordre est venu, selon lui, en soutien, comme il l'avait annoncé. Il a finalement du repartir très rapidement sous les sifflets.

Autant de tentatives de récupération qui ne semblent pas avoir convaincu les syndicats, comme l'a indiqué Grégory Goupil, secrétaire national adjoint du syndicat Alliance IDF : "Si les politiques sont là, et bien tant mieux, ce sont des citoyens aussi avant d'être des élus mais il faut aussi, il faut prendre conscience que, depuis des années, malheureusement avec les gouvernements successifs, il n'y a pas eu de réelle prise en charge de la situation, sinon on serait pas là aujourd'hui, donc, qu'ils se posent les bonnes questions, en tout cas on va leur faire passer le message qu'ils écoutent bien ce qu'on a à leur dire, mais pas de récupération politique et surtout derrière qu'ils mènent des actions qui mettent des moyens pour les policiers."

Hasard du calendrier, le gouvernent a déposé ce mercredi un amendement prévoyant de porter à 30 ans la peine de sûreté pour les personnes condamnées à perpétuité pour un crime commis contre un policier. Les syndicats demandent aussi le rétablissement des peines planchers mais le dispositif est controversé car allant contre l'individualisation des peines, un principe de base du doit français.